Au départ, il s’agissait juste d’un peꢀt effondrement  
de 50cm de profondeur et de largeur, sur 1mètre  
de long, empierré et au fond duquel, en bonne pé-  
riode, Daniel y avait perçu un léger mais constant  
filet d’air frais dont la température à 11°c était  
signe d’un échange avec le milieu souterrain.  
Aven de la Vipère  
Contexte hydrogéologique :  
L’Aven de la Vipère, situé sur le causse du Larzac  
méridional, vaste plateau calcaire de l’ère juras-  
sique, s’ouvre dans un relief lapiazé appartenant  
aux étages géologiques bajocien et bathonien.  
Découvert par Daniel Caumont dans les années 90,  
au fond d’un thalweg, en bordure de la plaine  
d’Azirou, il fut vite oublié car « habité » par des vi-  
pères…  
Voisin de l’Aven Barnabé, découvert en 1976 et ex-  
ploré en 1981 par le SC Montpellier jusqu’à la côte  
de – 312m, cet accident hydrogéologique présen-  
tait un intérêt certain. D’autant plus qu’une colora-  
on, réalisée dans Barnabé, ressorꢀe en 12h à La  
Photo : S.MOUNEYRAT  
groꢁe exsurgence de Clamouse située à 10,5 km  
pour un dénivelé de 605m, peut laisser supposer  
que l’Aven de la Vipère soit au nouveau regard sur  
ce réseau souterrain encore grandement inconnu.  
L’Aven de la Vipère avant début des travaux  
Début des travaux d’ouverture de l’Aven :  
En 2012, au cours du camp d’été que Pascal et moi  
avons proposé, avec hébergement au gîte de l’asso-  
ciaꢀon dont nous éꢀons membres, situé sur la com-  
mune de la Vacquerie Saint Marꢀn et qui accueilli,  
dans la bonne humeur et dans la moꢀvaꢀon, pas  
moins d’une vingtaine de spéléos, grâce et sur les  
indicaꢀons de Daniel Caumont nous reprenons con-  
tact avec ce phénomène géologique.  
Photo : S.MOUNEYRAT  
Bien situé, effecꢀvement, sur un plan hydrogéolo-  
gique, en bordure de la plaine d’Azirou et sur une  
zone manifestement de drainage et d’absorpꢀon  
des eaux qui ruissellent d’une parꢀe de ce causse,  
ce « peꢀt trou » a alors ꢀꢀllé notre intérêt nulle-  
ment désabusé par l’ampleur des travaux à entre-  
prendre.  
Photo : S.MOUNEYRAT  
«
Vipère »  
« Asphodèle »  
Camp d’été au gîte de La Vacquerie-Saint-Marꢀn  
Car les quelques blocs de pierre enlevés ont laissé  
vite découvrir une roche en place parꢀellement fis-  
surée où il allait être nécessaire d’uꢀliser des  
moyens « arꢀficiels performants ». Cependant au  
travers des quelques fissures, pas plus larges d’un  
cenꢀmètre, nous pouvions y senꢀr un faible mais  
constant filet d’air frais…  
Notre persévérance, notre savoir-faire en désobs-  
trucꢀon, notre moꢀvaꢀon et notre connaissance du  
milieu souterrain allaient nous donner raison mal-  
gré les bonnes âmes qui nous abandonnèrent et  
celles qui se moquèrent de nous…  
Photo : S.MOUNEYRAT  
Car ce chanꢀer, avant de pénétrer dans le réseau  
souterrain, dura quelques mois !  
Au début, quelques spéléos moꢀvés vinrent creuser  
et sorꢀr les pierres extraites de la roche percutée à  
grand renfort de « matériel détonnant » habile-  
ment manié et posiꢀonné par Pascal.  
Photo : S.MOUNEYRAT  
Photo : S.MOUNEYRAT  
Photo : S.MOUNEYRAT  
Début des travaux avec les moꢀvés de l’époque  
Photo : S.MOUNEYRAT  
Photo : S.MOUNEYRAT  
Je construisais avec ce matériel, un muret encer-  
clant l’entrée ainsi créée pour en protéger l’accès  
des chutes possibles d’animaux ou d’êtres humains  
mais aussi afin de laisser un chanꢀer propre et res-  
ponsable.  
Travaux pour ouvrir l’Aven :  
Puis devant le travail ingrat au fond d’un « trou » de  
plus en plus profond et sans suite évidente, les vo-  
lontaires devinrent de plus en plus rare.  
Moꢀvés par ce courant d’air frais toujours présent  
qui cependant s’inversait selon la période (aspirant  
ou soufflant), preuve que la cavité « respirait » et  
donc signe de présence de grands volumes, Pascal  
et moi avons alors consacré tout notre temps libre  
à ce chanꢀer. Infirmière, je travaillais à l’époque,  
trois week-ends sur quatre et n’avais parfois qu’un  
jour de repos entre deux périodes de travail mais  
cela n’a pas entaché notre moꢀvaꢀon. Malgré nos  
annonces de sorꢀes sur la liste de l’associaꢀon,  
nous n’avons pas vu beaucoup de volontaires et les  
scepꢀques s’en donnaient à cœur joie pour discré-  
diter, déjà, notre invesꢀssement et nos compé-  
tences dans ce projet. Pour finir, nous avons cessé  
de publier les annonces de nos sorꢀes et encore  
moins les résultats. Les plus invesꢀs prenaient di-  
rectement contact avec nous pour venir sporadi-  
quement parꢀciper, en foncꢀon de leur disponibili-  
té et/ou se tenir informés des avancements sans  
cesser de nous encourager dans ce projet.  
Nous débuꢀons les travaux le jour levé, jusqu’au  
soir où nous rentrions exténués et plein d’espoir,  
heureux de notre progression guidée par ce courant  
d’air…  
Photo : S.MOUNEYRAT  
Pendant une longue période, notre fils Benoît, alors  
âgé de 16 ans, fut notre seule aide pour sorꢀr les  
seaux de pierres à l’aide de la chèvre que nous  
avions installé en surface, au-dessus du chanꢀer.  
Chanꢀer en cours  
Après plusieurs séances où les moyens « radicaux »  
furent mis en œuvre pour élargir ce méandre et le  
Creusement du méandre du « Nez rouge » :  
Nous reparꢃmes donc, pour de nouvelles et  
longues séances de désobstrucꢀon mais ceꢁe fois-  
ci dans le froid, l’humidité et l’obscurité.  
«
calibrer » afin d’en faciliter l’accès, nous débou-  
chèrent au bout de six mètres de progression, dans  
une suite « confortable », par une arrivée en pla-  
fond que nous avons sécurisée avec des barreaux  
de fer.  
Quelques « moꢀvés » vinrent cependant sporadi-  
quement nous prêter mains fortes, allégeant notre  
travail et relançant notre moꢀvaꢀon . C’est ainsi  
que lors d’une séance Jean-Pierre Rouges reçu une  
pierre détachée de la paroi sur le nez occasionnant  
un important saignement.  
Ceꢁe suite confortable est consꢀtuée par une pe-  
te salle de 2 mètres de hauteur sur 1 mètre de  
large, d’une longueur de 3 mètres.  
Nous y retrouvons une belle arrivée semi-acꢀve par  
temps de pluie dont nous avons le départ alimenté  
par une peꢀte retenue d’eau, au pied de la pre-  
mière salle.  
Nous bapꢀsèrent alors ce méandre « le méandre  
du nez rouge »…  
Ce qui caractérise ce passage, c’est toujours la pré-  
sence indéniable de ce courant d’air « froid » qui à  
la longue vous glace les os mais aussi de la forme  
très « tortueuse » de ce méandre corrodé par l’eau.  
Ceꢁe deuxième peꢀte salle se conꢀnue par un  
deuxième méandre étroit, très corrodé et au départ  
impénétrable, d’une hauteur variable et d’une lar-  
geur de 0,60 m  
Ce qui moꢀva notre acharnement, malgré ces nou-  
velles difficultés fût la hauteur de ce deuxième  
méandre. Nous éꢀons bien dans une cavité qui veut  
«
en donner ». L’Aven de la Vipère est déjà à ce  
stade fort promeꢁeur d’une belle suite!  
De nouvelles séances de désobstrucꢀon allaient  
encore être nécessaire, mais nous éꢀons plus à  
l’aise pour y travailler et encore plus acharnés…  
«
Les apꢀtudes sont ce que vous pouvez faire. La  
moꢀvaꢀon détermine ce que vous faites. Votre  
aꢁtude détermine votre degré de réussite. »  
Lou Holtz  
Séance de désobstrucꢀon et  
de « calibrage »  
Photo : S.MOUNEYRAT  
Photo : S.MOUNEYRAT  
Une peꢀte escalade en zone étroite « encore élar-  
gie arꢀficiellement » permet d’accéder à un pas-  
sage de nouveau étroit mais qui nous surprend par  
l’écho renvoyé lors de nos ꢀrs et du courant d’air  
toujours aussi présent !!!  
Le méandre du « Bourroir perdu » :  
Lors d’une séance de nouveau calibrage, Pascal  
échappe son bourroir… Flute, Flute et m….e, nous  
appellerons donc ce méandre, le méandre du  
«
bourroir perdu ».  
De nouvelles séances de « calibrage » seront néces-  
saire avec en fond pour alimenter notre moꢀvaꢀon  
la présence de ce courant d’air rendant la cavité  
très fraiche et ceꢁe fois-ci cet écho, signe d’un cer-  
Après acharnement, nous passons et débouchons  
dans une zone pénétrable sans arꢀfice.  
Nous découvrons alors, une belle hauteur sous pla-  
fond et une belle profondeur sous nos pieds, dans tain et intéressant volume.  
une zone toujours autant corrodée et abrasive pour  
De plus, les pierres qui tombent sur quelques  
nos combinaisons.  
mètres laissent présager la présence d’une verꢀcale  
de plusieurs mètres voir plusieurs dizaine de  
mètres…  
Un équipement permet le passage dans la zone in-  
férieure, plus confortable, par une descente sur  
corde de 3,50 mètres.  
Photo : S.MOUNEYRAT  
Photo : S.MOUNEYRAT  
Dans le méandre du « Bourroir perdu »  
«
La suite » sous nos boꢂes ...  
Photo : S.MOUNEYRAT  
Photo : S.MOUNEYRAT  
Le puit « Des Présidents » :  
Plusieurs séances de ꢀrs furent nécessaires, où  
nous reçurent le renfort bien apprécié par son dy-  
namisme, sa genꢀllesse et sa moꢀvaꢀon de Jean-  
Florent qui nous permit de déboucher, toujours en  
sommet de méandre, dans ce qui devait s’avérer  
être une belle « tête de puit » et quel puit !  
Un sondage permit de l’évaluer à une profondeur  
de 50 mètres.  
Pour ceꢁe première importante, nous invitèrent  
Jean-Pierre Blazy (président en cours de l’associa-  
on dont nous éꢀons membres acꢀfs), Jean-Pierre  
Rouges (ancien président de ce même club), Claude  
Villadomat (dit Le Doc) et Daniel Caumont  
(
président fondateur et d’honneur du CLPA)  
C’est pour cela que nous lui avons donné le nom de  
Puit des Présidents »  
«
Après un départ en vire, assez aérien, une succes-  
sion d’amarrages fut installée afin d’obtenir la meil-  
leure trajectoire pour un premier plein vide dans ce  
beau puit.  
Daniel Caumont - « Découvreur » de l’Aven  
Photo : S.MOUNEYRAT  
Il y descendit une première longueur plein vide de  
vingt-cinq mètres.  
En effet ce puit, corrodé par l’eau, présente sur  
toute sa profondeur, d’imposantes lames de roche  
qui peuvent à tout moment tom-  
Tout au long de sa descente, il prit soin de  
«
neꢁl
Jean.Pierre Blazy- Jean.Pierre Rouges- Le DOC  
Photo : S.MOUNEYRAT  
,  
li
Photo : S.MOUNEYRAT  
ss  
Photo : S.MOUNEYRAT  
Dans un premier temps la suite évidente de ce puit,  
sondée dès le départ 25 mètres plus haut, est ex-  
plorée. Une nouvelle descente d’une vingtaine de  
mètres, permet d’accéder au fond de ce puit, bien  
esꢀmé à 50 mètres depuis la vire de départ. La par-  
Le puit du « Chevron » :  
Pascal abouꢀt sur un peꢀt ressaut très parꢀculier  
où il installa un relai. En effet, en observant la roche  
à cet endroit, nous y avons repéré un accident géo-  
logique où les strates s’incurvent formant un  
e du puit du « Chevron » se poursuit à sa base par  
«
chevron » très parꢀculier. Nous avons donc nom-  
un passage étroit, obstrué de blocs et boueux mais  
où on observe la présence du courant d’air.  
mé la parꢀe du puit suivante, le puit du « chevron ».  
Photo : S.MOUNEYRAT  
Photo : P.MOUNEYRAT  
Après plusieurs difficiles séances, nous y descen-  
drons, toujours dans une zone étroite, encombrée  
de blocs « instables », pour abouꢀr sur un nouveau  
méandre semi-acꢀf, très étroit, hyper-corrodé et  
encore, à ce stade, infranchissable en l’état mais  
promeꢁeur…  
Photo : S.MOUNEYRAT  
Cependant, la réalisaꢀon d’un tel chanꢀer de dé-  
sobstrucꢀon est difficile sans la présence d’un  
nombre suffisant de volontaires car il est impossible  
de stocker les pierres sur place.  
Cet incident géologique, très intéressant, est la par-  
e visible d’un phénomène géologique complexe  
permeꢁant de comprendre la formaꢀon de cet  
aven et son possible foncꢀonnement dans le sys-  
tème ou les systèmes karsꢀques auxquels il pour-  
rait appartenir.  
Il faut les remonter, dans des condiꢀons instables,  
difficiles, jusqu’à la base du puit du « Chevron »,  
douze mètres plus haut …  
En effet, à cet endroit de l’aven de la Vipère, plu-  
sieurs possibilités de suite sont observées et seront  
explorées.  
Les puits « Parallèles» :  
Hypothèses :  
Au relai, au-dessus du puit du « Chevron », un dé- A ce stade, nous nous posons différentes quesꢀons.  
part étroit, de nouveau « calibré » où on y sent  
l’air », nous conduit jusqu’à la côte de –84 mètres unique méandre ?  
Ces deux méandres consꢀtuent-ils un même et  
«
par une série de peꢀts puits de plus en plus étroits. Aurions-nous du fait des différentes direcꢀons car-  
dinales prises, à la base du réseau des puits paral-  
Notre exploraꢀon s’arrête sur un départ en  
lèles et du puit du « chevron » à faire à une  
méandre semi-acꢀf, très étroit, impénétrable à ce  
stade où, comme dans le puit du « Chevron », une  
désobstrucꢀon s’avère difficile du fait du manque  
de place pour stocker le matériel reꢀré…  
diffluence des eaux, comme le suppose Daniel?  
Ce phénomène rare et excepꢀonnel prouverait  
alors l’importance de cet aven sur la connaissance  
du système hydrogéologique complexe de ceꢁe  
zone du Larzac méridional.  
Nous arrêterons notre exploraꢀon de ceꢁe parꢀe,  
désabusés, et surtout notre cher Patrick CANEDO …  
L’Aven de la Vipère garde encore son mystère et va  
demander encore beaucoup d’invesꢀssement, de  
moꢀvaꢀon et d’énergie pour en poursuivre son ex-  
ploraꢀon et sa connaissance.  
Le relai :  
Le relai, avec son accident géologique et siège d’op-  
Epilogue :  
on de différentes suites de ceꢁe cavité a aꢂré  
notre persévérance.  
Ce qui définit la réussite de l’exploraꢀon d’une nou-  
velle cavité, c’est la persévérance, la moꢀvaꢀon et  
les compétences à lire et à en interpréter le milieu  
parcouru. Il est essenꢀel aussi de comprendre que  
la « première » n’est pas prévisible, qu’elle n’est  
pas un dû mais souvent le résultat d’une progres-  
sion de cenꢀmètres gagnés par cenꢀmètres, lors de  
chaque séance…  
En effet, le courant d’air y est aussi présent et der-  
rière les mulꢀtudes « lames » sondées, qui consꢀ-  
tuent les parois du puit des « Présidents », une  
suite possible a aꢂré notre curiosité.  
Devant les difficultés certaines à poursuivre les ex-  
ploraꢀons à la base du puit du « chevron » et dans  
les puits parallèles, notre dernière opꢀon de suite  
de ce l’Aven de la vipère est ce départ à cet endroit.  
«
Des peꢀts coups, répétés souvent, abaꢂent de  
grands chênes » Dictons laꢀns  
Photo :  
A ce jour :  
Beaucoup de camarades spéléos, « écœurés » par  
ces agissements, nous ont apporté leur souꢀen,  
dans ce conflit qui n’aurait jamais du être entre  
gens honnêtes.  
Actuellement, par suite de manœuvres inter-  
spéléos, iniꢀalisées par un des parꢀcipants des pre-  
miers jours, nous nous en sommes vus interdire  
l’accès par les gérants de la copropriété de chasse,  
sur laquelle est située l’Aven et dont nous n’avions Ils se sont aussi proposés, à nos côtés, pour la pour-  
jamais eu, depuis 2012, le moindre problème rela- suite de ces travaux d’exploraꢀon quand la situa-  
onnel et d’autorisaꢀon d’exploraꢀon .  
ꢀon sera redevenue favorable, voulant ainsi rétablir  
aussi une certaine éthique et déontologie qui font  
les vraies valeurs du milieu de la spéléologie de re-  
cherche et d’exploraꢀon.  
Le propriétaire de la ferme de Ferrussac dont nous  
emprunꢀons les terres pour y accéder, influencé  
par cet envieux personnage, a depuis refusé le droit  
de passage à tous spéléos.  
Pour conclure :  
Ces propriétaires ne voulant pas et nous le compre- « La réussite est la fin d’un premier combat et le  
nons, avoir à arbitrer entre les uns et les autres,  
toutes « visites » de la cavité y est à ce jour inter-  
dite.  
début d’un autre celui lié au dénigrement, à la ja-  
lousie » Gneze  
«
La réussite est lorsque tu vas à contresens des  
Ceꢁe regreꢁable, déplorable et inacceptable situa- autres. La criꢀque est la jalousie des personnes  
on, moꢀvée par des jalouses et malsaines rivalités incapables de réussir ce que tu as réalisé. »  
serait se régulariser, dans les mois à venir. Ayant  
pris notre indépendance en créant l’A.R.I.S et en  
revendiquant être les inventeurs, à nos frais per-  
sonnels (huile de coude, temps passé et financiers)  
de la cavité, nous affirmons vouloir en garder les  
droits légiꢀmes d’exploraꢀon, encouragés et soute-  
nus par Daniel Caumont, qui en est le découvreur.  
Marie Jo Clement  
Sylvie Mouneyrat - Mai 2020