Association de Recherche

et d'Inventaire Spéléologique

01/01/2020 : L'ARIS vous présente ses meilleurs voeux.

C'est le vrai lancement de l'ARIS dans un climat plus serin propice à de nouvelles découvertes, sorties et prospections...

31/12/2020 : Nous avons réalisé 26 sorties cette année... Perturbé par le Covid !!!

26/01/2020 - Sortie - Arbousiers (34) - Christophe Sévilla

 

Pars: Jean-Pierre B, Pascal M, Sylvie M, Christophe S, Laurent T et Claude V
Objectif: Continuer de casser la coulée de calcite en haut du boyau terminal de la galerie supérieur. TPST: 7h

Nous sommes arrivés à 10h15 au parking du Sergent, le temps de monter puis de manger nous descendons dans les Arbousiers à 12h. Le trou souffle, en descendant, comme d’habitude, on perd rapidement le mouvement d’air.
Nous retrouvons le chantier dans le même état que précédemment. Dans le boyau terminal, on ressent une légère aspiration sans inversion. Coté dezob, il reste une bonne épaisseur de coulée au sol et un bout de rocher à droite. Derrière, un petit ressaut est visible, ainsi qu’une paroi concrétionnée blanche accompagnée d’un écho clair nous laissant présager un beau volume.

Après quelque rotation nous commençons à avoir la certitude de passer le jour
même. Une fois la coulée bien amaigrie, je me lance… J’arrive dans le ressaut, une marche de 50cm en fait. En me redressant je peux enfin voir toute la salle, elle est très allongée, 15m de long, 3-4m de large, et 8m de haut. Il me faut descendre une belle marche de 1.5m qui m’amène sur un rocher qui facilite la descente vers le point bas de salle. Devant moi, une grande coulée comportant deux grandes marches amène au point haut de la salle où l’on entrevoit un boyau, une éventuelle suite au plus haut de la salle. La paroi de droite est de la roche faiblement concrétionné blanche, alors que la paroi de gauche est une coulée parsemée de méduses.

J’avertie le reste de l’équipe qu’il y a de la place et que tout le monde peut venir. Laurent arrive, suivie de Pascal, Jean-Pierre, le Doc et Sylvie. Pascal escalade les deux marches de la coulée pour aller voir le boyau. Derrière moi, sous le boyau qui nous a amené ici, une petite salle concrétionné, où l’on peut voir plusieurs lignes de niveaux, des stalactites en forme de coton tige, et de l’aragonite (je crois) un peu partout.
Pascal commence à taper dans le boyau du haut de la coulée, nous le rejoignons. En haut à gauche de la salle, en haut des coulées, on peut voir des arrivées d’eau non pénétrables, à cet endroit des racines calcifiées arrivant du plafond et rejoignent la coulée.
Pascal laisse tomber le boyau du haut, pas d’air, et moins intéressant qu’il n’y
paraissait. Laurent remarque un espace noir d’environ cinq centimètres entre deux draperies, prises dans la coulée, dans l’axe de la salle. En éclairant il voit une suite. Nous commençons donc à essayer d’agrandir. Pendant qu’un groupe tape, d’autres vont chercher le perfo et le matériel lâchement abandonné derrière nous…

Quelques rotations plus tard, on commence à essayer de passer, Laurent … hum sa passe pas, on tape encore un peu, Jean pierre essaye de passer … Grrr sa passe pas, « ça pourrait passer, mais bon, faudrait forcer ». Donc on tape encore un peu … Laurent retente sa chance, et là … ça passe.
Laurent rampe dans un espace assez large et d’environ 50cm de haut, du piquant un peu partout, les Arbousiers savent se défendre. Il arrive dans un volume, et nous invite à le rejoindre. Je m’engouffre suivie de Jean Pierre. Pour Pascal quelque coup de massette supplémentaire seront nécessaires.
La salle est elle aussi allonger dans le sens de la progression, le point bas est à droite, il est inspecté par Laurent qui s’engouffre dans une étroiture qui se fini par une coulée qui se pince contre la paroi. A gauche une coulée assez raide monte jusqu’au plafond, deux arrivées d’eau non pénétrables sont inspectées par le Doc. Pascal trouve une petite ouverture dans la coulée, opposée à l’entrée. Même topo que précédemment … mais il commence à être tard ce sera pour la prochaine fois.

Pour résumé, une trentaine de mètres sont ajoutés à l’aven-grotte des Arbousiers avec deux nouvelles salles avec quelque zones joliment concrétionnées. Et malheureusement, on monte toujours.
Il sera intéressant finir la topo afin de connaitre notre position par rapport à Baume Cellier et à la faille avoisinante. Certain on nourrit des craintes quant à une éventuelle liaison avec la Baume Cellier qui pourrait dégrader rapidement cette nouvelle cavité (courant d’air, touriste).

Ci-joint un croquis d’exploration qui n’est pas à l’échelle et dont certain alignement laisse quelque personne perplexe.

Croquis de CS - Arbousier Janvier.jpg

14/03/2020 - Sortie - Sérre des Periers (34) - Christophe Sevilla

 

Parts : Laurent Tremel, Christophe Sevilla

Avec Laurent T. nous sommes allez creuser à la Serre des Periers.

Nous avons un peu agrandi le passage entre la salle du gadin et le vestibule donnant sur la galerie d'Olivier. On passe beaucoup mieux :)

Nous avons travaillé dans la galerie de droite. Nous avons gagner un bon mètre, mais malheureusement cela ne passe toujours pas.

Et nous sommes à 1.5m de l’arrêt d'Olivier ... Vous allez me demander comment on le sais ?!! ... He bien on a trouvé, à cet endroit, la massette d'Olivier. On en a conclut qu'il avait bien essayé d'y aller ... mais pas au bout.

Cette conclusion est basé sur deux hypothèses:

Hypothèse 1: La massette appartient à Olivier

Hypothèse 2: Il a taper sur une grosse stalagmite "pain de sucre" sans réussir à en venir à bout.

Donc Il doit falloir taper encore sur deux bon mètres avant de voir si le boyau vaut la peine.

Ce qui est sur c'est qu'il a de l'aire qui circule entre les deux branches ( droite et olivier ) car toute les fumer se dissipe ... sans passer par la salle du gadin. Mais rien de perceptible.

Autre point, nous avons posé l’hypothèse que l'écho ou la réverbération "étrange" est peut être le fait du volume au dessus du vestibule.

J'ai repris les photos dans la salle de la diaclase en essayant d’être le plus horizontal possible.

Certaine concrétions ont bien un angle.... 

Concrétion prise sous deux angles orthogonaux ( enfin presque )

TPST 7h 

Note : Le croquis n'est pas à l'échelle 

Croquis de CS - Periers sur Y droite.jpg

 

26/05/2020 - Sortie - Sérre des Periers (34) - Pascal Mouneyrat

 

Parts : Pascal Mouneyrat

N'y tenant plus j'ai craqué....
Dimanche dernier, Sylvie dormait après sa nuit à la clinique, je me suis
finalement décidé a aller aux Periers comme mon matos était prêt depuis
de long mois...
J'ai décidé d'aller au réseau "Sylvie" pour dés-équiper les cordes
pleine d'argile, puis d'aller élargir le chantier en cours.

Arrivé à 10h00 sur place je rentre dans la cavité à 11h00 et le part
directement au réseau "Sylvie".
Sur place je repère le didon de désob laissé en place qui c'est remplie
d'eau et le regarde le dernier départ que nous avions creusé et laissé
par lassitude.
L’hiver est passé par la et de l'eau à abondamment coulé, ce qui me
permet de voir un petit trou dans l'argile qui forme une sorte
d’entonnoir.
Je décide d'y verser le contenu du bidon... L'entonnoir se rempli et ce
vide instantanément de son contenu, j’entends l'eau cascader et résonner
sur quelque chose !

Il y a donc bien une suite, que j'avais déjà entrevue, mais perdu
rapidement en creusant dans l'argile...
Affaire à suivre, et a poursuivre quand l'on pourra et avec de bonne
condition (Fin d'été, avant les orages)

Je remonte en dés-équipant ce secteur pour pouvoir nettoyer les cordes
et amarrage, et je laisse tout dans la grande salle.
12h je prend l'autre kit de désob et je file vers le fonds.

Je constate le beau travail de Christophe et Laurent de leurs dernière
sortie avant le Covid...
Je décide de recalibrer un peu en vue des prochaine sorties, avec une
grande paille non renforcé, je suis un peu gourmant cela fissure un peu
et sonne creux, mais rien d'apparent.
J'y colle une autre paille (renforcé), mais comble de mal chance sa ne
péte pas.
Il faudra la percuter avec une 8mm juste a cotée, sinon ce n'est pas
bon, d'avoir cela en place.

Mon temps étant limité, je décide de remonter et à 14h30 je suis a la
voiture avec mes 2 kits...

Voila pour une reprise en solo sans masque...

01/06/2020 - Sortie - Séranne (34) - Daniel Caumont

 

Parts : Pascal Mouneyrat, Daniel Caumont. (et le Doc au téléphone.....!!!)

Nous montons en 4X4 sur la Seranne avec Pascal la longue piste qui part du Coulet (Larzac Méridional) et qui grimpe (12 km) sur la Séranne.  Le but de cette sortie est de montrer a Pascal quelques cavités (chantiers potentiels) situées sur le système amont du Garrel (Sauvie Haute) et sur celui de l'Avèze (Sauvie Basse). Très peu de cavités sont connues sur cette région de la Séranne difficilement accessible en véhicule normal. Et très long a pied chargé de matériel... Nécessité de camper sur place pour tout travail efficace dans ces lieux...

Aven du Figuier : En bas du grand thalweg qui monte vers la Sauvie Haute et sur la rive gauche duquel s'ouvre l'aven de Fouillac et l'aven du Devés de Lesplech, nous repointons l'aven du Figuier (-25) première CLPA des années 1975. Chantier attaqué par plusieurs générations du club et non terminé. La désobstruction d'un méandre est a poursuivre. Cette cavité est un trou souffleur important sur l'amont du Garrel. La poursuite de sa désobstruction s'impose. Il n'y a pas pour l'instant de cavité mieux placée que cette dernière sur ce réseau et à cette côte d'altitude similaire a celle de l'aven de la Leicasse.

Aven des Galets: Situé en contrehaut de l'aven du Figuier (200 mètres environ) cet aven est a retrouver. Nous n'avons pas eu le temps de le chercher car travail de débroussaillage a faire pour accéder a la zone où il se trouve. Il contient quelques galets de quartz attestant que ce secteur de la Seranne a été traversé par une paléo Vis... et que cette cavité a fonctionné en perte, piégeant les dits galets. Très important. Les prospections effectuées sur les lieux il y a quelques années n'ont pas permis de le retrouver. Et pourtant il est bien dans ce secteur...

Perte Sylvie : Nous passons simplement a cette perte explorée lors du camp de 2017. Nous jetons un oeil sur l'état des lieux de l'entrée (effondrement) et mettons quelques branches en travers pour éviter que les vaches de M. Senet ne tombent dedans. Les ronces poussent a l'entrée. Cavité dont il faut poursuivre la désobstruction au fond.

Perte de la Colombe : Nous retrouvons cette perte travaillé par quelques membres du club en 2012 et 2017. Les travaux effectués donnent sur un colmatage d'argile. Pas de continuation visible. Des ossements au fond ont été charriés par les eaux lors des crues ... Affaire classé semble t-il.

Aven d'Escondida d'Anaïs : Cavité découverte lors du camp de 2012 a la Sauvie Haute. Grande entrée. Nous le retrouvons et descendons au fond vers -12. Nous creusons dans les éboulis, déplaçons quelques pierres et testons le courant d'air. Gros chantier toutefois. La voute plonge bien mais trop de travail pour remonter les pierres a la surface et le comblement de terre et d'argile accumulé au fond. Il faut être nombreux. Seul interet et non des moindres : Cavité placée quelques 500 mètres en dénivelé au-dessus du terminus du Garrel (secteur Pas Perdus) et a moins de 800 mètres a vol d'oiseau... et ceci dans un secteur très prospecté dans lequel aucune autre cavité n'a été découverte. Gros chantier toutefois !

Aven de Combe Caul : Nous redescendons a la Sauvie Basse dans le secteur de la perte Sylvie. Nous retrouvons l'aven de Combe Caul, ancien chantier du club (-12) et trou souffleur notoire. Les buis ayant été tellement bouffés par la Pièride nous apercevons en contrehaut de ce aven, ce qui n'était pas possible avant, les vestiges d'une grande galerie sectionnée par le ravin. Une visite rapide entre des gros blocs effondrés (pans de cette galerie) montre qu'il y a là un gros départ qui pénètre dans le massif et dont il faut désobstruer les cailloutis qui en obstrue la suite visible. Mais, il est tard nous devons rentrer... L'aven de Combe Caul se situe un peu avant cette galerie...!.

Nous rentrons en empruntant la piste forestière qui après La Vacquerie grimpe au Pic Baudille puis redescend sur le versant du massif vers le hameau des Lavagnes. Panorama magnifique sur les garrigues. Un trajet impossible a faire avec un véhicule normal.

06/06/2020 - Sortie - Séranne (34) - Daniel Caumont

 

Parts : Sylvie et Pascal Mouneyrat, Claude Viladomat, Daniel Caumont.

Montée en 4/4 à la Sauvie afin de revoir les cavités de la combe Caul.

Grotte de Combe Caul (Commune de Rogues -30) : Cette cavité s'ouvre a 20 mètres a l'Est de l'entrée principale de l'aven de Combe Caul. Grande entrée parmi de grosses strates résultant de l'effondrement de ce qui devait être un vaste porche a l'origine, sectionné par la surimposition du ravin de combe Caul. Grand ravin qui descend du col de la Coupette vers la Vis. D'important dépots de grèzes glaciaire indique que cette cavité a durant un temps été colmatée par ces sédiments puis décolmatée après la période de glaciation relative a la mise en place du ravin. Nous descendons parmi le chaos des blocs (strates) au sein desquels on peut évoluer sans difficultés jusqu'à une paroi que nous suivons vers l'Est. Cette paroi qui correspond a une partie d'une vaste galerie efflanquée par le ravin conduit vers un amont évident (vers l'Est-plein massif) qui est un entonnoir de blocs et de cailloutis apparemment, surprise, déjà désobstrué !. Nous déplacons quelques pierres et procédons (Pascal) a un tir d'un bloc génant éboulé dans le chenal de voute qui plonge... ! Nous nous engageons dans ce dernier et débouchons dans un conduit (1m50 x 1m) environ obstrué et sans espoir de possible désobstruction au bout de 5 mètres. Et O surprise nous découvrons gravé sur une paroi les signatures (DC-PK 1979) !!

Saperlipopette je ne me rappelais pas avoir fait cette cavité un jour, et encore mieux y avoir désobstrué avec Pierre Kirn. Et pire encore dans un autre coin de la cavité, presque effacé la signature DC-CLPA (1970). Aie Aie Aie... ! C'est la première fois que je ne me souviens pas d'une telle cavité, surtout sur la Seranne et si proche de l'aven du même nom. Incroyable un tel oubli !.

Déçus, non pas d'y avoir déjà travaillé à l'époque mais surtout de voir que cette cavité qui devait être a ce niveau (Cote altimètrique 450 identique a celle des galeries de la Nuit Blanche de la Leicasse) une perte de la Vis, sans recours de désobstruction nous quittons cette cavité avec regret après avoir passé tout le chaos de blocs au peigne fin. Le Doc (fait rare) très motivé par cette cavité. Dommage, car le remplissage qui cache du gros derrière est tel que rien n'est possible en désobstrution...Sauf en faisant appel a l'armée... Durant ce furetage nous remarquons quelques débris de poterie chalcolithique typique des causses et grottes citernes. Pas de quoi fouetter un chat et d'être dénoncé à la DRAC comme cela a été la cas pour les Pèriers... Bref.

Aven de Combe Caul : Nous passons ensuite a l'aven voisin de Combe Caul. Pascal descend facilement en solitaire au fond et constate les travaux réalisés par le club dans les années 1979. Cavité que j'avais à l'époque indiqué a Eric Elguero qui s'y est acharné dessus avec Daniel Gantou. Hélas, une fissure au fond, objet des travaux d'Eric est sans courant d'air ce jour et apparemment sans suite...!.

Perte Sylvie : La journée n'est pas fini, et après un simple passage a la perte Sylvie qui se couvre de ronces et que le Doc n'ose franchir de peur de se piquer et de choper le Tetanos. Pascal descend jusqu'a -12; ou il regarde s'il retrouve le courant d'air...

Grotte Vallot (grotte n°1 de Combe Truèjal) :  Je décide sur le retour de montrer au passage au hameau du Coulet, la fameuse grotte Vallot (grotte n°1 de Combe Truèjal), grotte dans laquelle nous avions effectué des travaux dans les même années, juste avant la découverte de la Leicasse par le GERSAM.

Persuadés a cette époque que cette cavité aller donner quelque chose d'important en aval d'un amont solidement constitué par les avens de Sotch-Manitt, Blacarède et Casplos, tous dans le même axe Ouest-Est, nous avions après désobstruction et en suivant le courant d'air (froid) a 11° de cette cavité trouvé un P12 suivi d'un méandre très aéré. Suffisamment aéré pour que nous en attaquions sa désobstruction malgré le transport d'un groupe électrogène à l'entrée et la mise en place d'une ligne électrique. Hélas, fait historique par excellence, durant nos travaux dans cette cavité, les gars du GERSAM en recherche de l'aven de Puech-Haou aux fins de l'explorer, et tout en se perdant en cherchant cette cavité, découvrent l'entrée de la Leicasse..!!!. a quelques 700 mètres a l'Est de notre chantier. !. Nous avions vu juste... avec la grotte Vallot, nous étions bien sur un contexte karstique de grande ampleur...

Suite a cette découverte de la Leicasse, nous arrêtons les travaux dans la grotte Vallot... 

En fin de journée, nous retrouvons cette cavité aux fins peut être d'y reprendre les travaux sachant que cette dernière est située a 800 mètres environ du terminus amont de la galerie de la Nuit Blanche de l'aven de la Leicasse... et qu'au delà et vers l'amont encore de la grotte Vallot (cavité charnière entre les deux contextes), se trouvent les têtes de ce réseau sur lesquels se développent les grands avens de soutirage que sont les avens de Sotch-Manitt, Blacarède et Casplos... !. Un gros potentiel encore...  Un prolongement amont de la Leicasse en perspective, et en soit, potentiellement une deuxième à découvrir Leicasse !.

Note : la topo de la grotte Vallot se trouve dans le bulletin Explokarst n°3 (Montagne de la Seranne).

Bonne ambiance pour cette bonne journée de déconfinement non masqué... Le Doc a pas trop roumégué malgré sa hantise de choper le COVID !. 

20/06/2020 - Sortie - Serre des Périers (34) - Pascal Mouneyrat

 

Parts : Christophe Sevilla et Pascal Mouneyrat

Entrée vers 10h30 dans le trou, descente rapide sur le lieu d'investigation... Une tentative de nettoyage du tir précédant échouer qui rate aussi, un deuxième essai ne donne rien non plus mis à part quelques débris. De gros doutes aussi sur la ligne de tir nous font décider de la changer et le résultat est meilleur, cela part a tous les coup...

La galerie est bien humide et le courant d'air de la galerie du "Y" à gauche est assez frigorifiant... Malgré cela 3 ou 4 tirs sont réalisés en progression vers l'écho qui nous semble assez proche ! 

Vers 17H nous sortons assez fatigué tout de même, retrouver le soleil et la chaleur qui nous ont bien manqué…

TSP : 7h30

28/06/2020 - Sortie - Serre des Périers (34) - Pascal Mouneyrat

 

Parts : Sylvie et Pascal Mouneyrat

Entrée vers 9h30 dans le trou, Quelques photos sur le parcours...  3 tirs sont réalisés en calibrage  ! 

Sylvie part devant essayer de bien voir la suite, voici ce quelle a vue...

Dessin_SM-062020_web.jpg

P6280307_web.jpg

 

SCOOP !!!

Lors du derniers tir Sylvie commence à remonter et elle se place au fond de la diaclase, je fais le tir...

Sylvie est intrigué par une résonance dans son dos au fond de la diaclase, et aussi un léger souffle d'air causé par le tir...

Elle m'interpelle et je décide de boucher la sortie du courant d'air de la galerie du Y de gauche, dite d'Olivier Maret...

Oh surprise le courant d'air ce met a sortir par un tout petit départ à 1,50 sur la droite au fond de la diaclase !!!

Merci encore à Sylvie.

 

Sortie vers 15h00

TSP : 5h30

05/07/2020 - Sortie - Serre des Periers (34) - Pascal Mouneyrat

 

Parts: Pascal M, Christophe S
Objectif: Continuer dans le Y à droite. TPST: 7h

Arrivé dans la galerie du Y à droite en direction d'aval, nous réalisons un tir sur un coulée qui nous gêne pour travailler la suite... Le tir est réussi mais la galerie est peu ventilé ce jour. Nous décidons de changer d'objectif et de commencer la désob du départ vue par Sylvie. 7 tirs plus tard nous pouvons mieux voir, mais malgré un courant d'air notable, c'est tout petit et totalement bouché par les coulées et concretions...

 

13/07/2020 - Sortie - Serre des Périers (34) -Sylvie Mouneyrat

 

Sortie Serres des Perriers du Lundi 13 Juillet 2020

Participants : Pascal Mouneyrat et Sylvie Mouneyrat

TPST : 6h

C’est une sortie décidée la veille, à la suite d’une journée, sous la chaleur, à faire du canoë sur l’hérault. Nous avions, tous les deux, envie de « fraicheur » et quoi de plus « normal » que d’aller creuser et avancer l’exploration de cette cavité qui n’arrête pas de susciter notre attention !

Arrivée tardivement sur le parking boisé, après une nuit de repos bien méritée, nous nous équipons légèrement pour monter jusqu’à la cavité, sous un soleil déjà bien ardent : 11h30 et 31°C

Devant l’entrée de la cavité qui souffle un air rafraichissant, nous complétons notre équipement après nous être réhydrater, reconditionnons nos kits et jetons un dernier coup d’œil à ce magnifique paysage de cette partie de la vallée de la Buèges. Il est 12h30 quand nous pénétrons dans la première salle pour y laisser les kits propres de retour et nous engager vers les puits d’accès à la salle du Dôme.

Nous descendons les puits sans problème. Pascal descend sur la corde fractionnée et moi je passe par celle des deux déviations. Nos gestes sont précis et efficients. La déviation jugée par certains « ardue » du plan incliné est passée en moins d’une seconde ainsi que celle du plein vide. Nous arrivons ensemble au sommet du Dôme où nous constatons que le gour « d’arrivée » est sec. De l’eau persiste cependant encore dans le grand gour légèrement en contre-bas mais le niveau est descendu. Nous nous déséquipons et laissons le matériel pour corde à l’endroit habituel.

Nous connaissons et enchainons, depuis le temps, les différents passages tortueux et étroits qui nous mèneront au chantier en cours. Au passage, là aussi, les niveaux d’eau dans les gours sont en baisse. L’été et sa saison sèche sont bien en place et commencent à se faire sentir même sous terre.

La descente sur la coulée souvent arrosée par la laisse d’eau juste au-dessus et aménagée de la corde aux anneaux en tuyaux d’arrosage équipée avec des fers à béton serait plus sympathique. Avis aux amateurs !!!

Le passage qui suit, descendant, étroit et tortueux, passage tête en avant puis reculée pied devant, sur le ventre, pour descendre le ressaut de deux mètres équipés lui aussi d’une corde à anneaux, après récupération des kits lourdement chargés du matériel de désobstruction est chiant. Il faudrait le recalibrer !!!

Nous arrivons dans la diaclase en cours d’exploration, il est 13h20. Pascal sort le matériel de désobstruction, tandis que moi je vais constater l’état du chantier. J’y observe la présence de ce fameux courant d’air soufflant. J’allume un bâton d’encens et fait observer à Pascal l’intensité impressionnante de cet air qui « fuse » de cette petite faille. L’extrémité du bâton d’encens est attisée et rouge flamboyant sur un bon centimètre. Punaise ça souffle et pas que peu !!!

Pascal fore un trou et un premier tir est réalisé. Les gaz sont rapidement évacués et nous déblayons les blocs pulvérisés par la poudre noire et autre « mélange détonant » … Nous sommes au début dans du calcaire de paroi. Au troisième tir, de la calcite est extraite. Au fond de la partie ouverte, un espace noir apparait délimité par une draperie d’une dizaine de centimètres de long et la paroi. J’y engage ma main en entier, ne sentant aucune résistance mais je n’ai pas assez de recul pour y lancer quoique ce soit.

Vers 14h nous décidons, Eh oui, de casser la croute !!! Hélas les tartelettes aux tomates achetées le matin même à la boulangerie de Saint-Hippolyte du Fort, pour y récupérer l’échos des Cévennes pour faire des « mouillettes », que Pascal se régalait, pour une fois, de déguster, sont en bouillie. En arrivant au passage de la première corde à tuyau, je me suis « vautrée » et je me suis lamentablement « écrasée » sur le dos. Heureusement mon kit m’a servi d’amortisseur dorsal. Une grosse peur, pas de mal, seulement quelques douleurs le soir et ce matin encore… Les tartelettes n’ont pas survécu…

Par moment, quand Pascal fore, il nous semble entendre un écho…

Quand nous déblayons à coup de pied de biche, il nous semble entendre des choses tomber derrière la paroi…

Serions-nous victimes d’hallucinations auditives dues à « l’envie d’y croire » ou au manque d’ingurgitation de tartelettes à la tomate en forme de tartelettes ?

Nous n’enchainons pas moins de neuf tirs. Je réalise un petit film pour montrer la morphologie du site et la « suite » qui semble remontée légèrement sur la droite.

Il est 17h, quand nous décidons de clôturer cette séance de désobstruction où nous avons progresser d’une trentaine de centimètres.

Il est 18h30 quand nous sortons de Serre des Perriers et retrouvons la chaleur de ce jour de Juillet.

Arrivés à la voiture, un bidon d’eau chaude nous attend pour faire une petite toilette avant de nous habiller, pour aller apprécier une petite blanche accompagnée d’une salade Cévenole, sous l’ombrage du platane tricentenaire de la place du café de Saint-Jean de Buèges.

19/07/2020 - Sortie - Serre des Periers (34) - Pascal Mouneyrat

 

Parts: Pascal M, Christophe S, Viladomat C
Objectif: Continuer dans la diaclase à droite. TPST: 9h

 

Beaucoup de tirs avec nos 4 batteries et avec des forages de 90 cm en 14 et d'autres en 60 cm en 12. Une grosse progression est réalisée ce jour qui nous permet de voir une suite qui devrait redescendre rapidement. Le courant d'air est de plus en plus fort. Entre 2 gros tirs, pour ce mettre a l'abrit des gaz, Christophe va mesurer dans le Y à droite la distance qui nous sépare de ce que l'on voie. Cela fait 1,60 m et il détermine aussi un courant d'air soufflant grace à la combustion d'un batonet. Cette partie aval du Y n'est donc pas à délaisser...

26/07/2020 - Sortie - Serre des Periers (34) - Pascal Mouneyrat

 

Parts: Pascal M, Christophe S, Sylvie M, Daniel C
Objectif: Continuer dans la diaclase à droite. TPST: 7h

 

Daniel part en prospection courant d'air. Il localise un trou sans pouvoir y accéder... Nous entrons dans Serre des Périers un peu avant 11h, le courant d'air est de plus en plus fort. Sur le chantier  de la diaclase nous dégageons les bloc instables qui menacent de nous tomber  sur la tête, et nous réalisons plusieurs tirs de progression et de confort. Le courant d'air est de plus en plus fort malgré l'étroitesse de la faille. Il nous semble entendre un écho qui doit être en 3 et 5 m de distance orienté plein Est. Retour à la surface vers 18 h, ou nous retrouvons Daniel qui c'est planqué du soleil à l'ombre d'une voiture.

02/08/2020 - Sortie - Serre des Periers (34) - Pascal Mouneyrat

 

Parts: Pascal M, Christophe S
Objectif: Continuer dans la diaclase à droite. TPST: 7h30

 

Nous entrons dans Serre des Périers un peu avant 10h30, le courant d'air est moyen car il y a du vent. Sur le chantier  de la diaclase nous préparons un gros tir de 4 trous de 1 m. Le tir réalisé nous décidons d'aller dans le Y de droite pour élargir le passage, le temps que les gaz du tir ce ventilent.

Christophe se charge de faire le tir, mais il n'y a aucun résultat car cela fait canon. Malgré tout on entend un énorme grondement lors du tir et on se dit qu'il faut insister aussi à cet endroit avant la période des pluies pour pouvoir progresser dans de bonnes conditions. Je pense que la prochaine sortie sera consacré a cela avec des pailles de 8 mm pour limiter les gaz dans ce boyau pas très large et peu ventilé pour l'instant...

Dans la diaclase la progression est de 1,50 m suite au 1 tir, et nous réalisons 2 tirs de calibration et un autre tir de 2 trous de 1 m, juste avant de partir...

Sorti vers 18 h du trou...

09/08/2020 - Sortie - Serre des Periers (34) - Pascal Mouneyrat

 

Parts: Pascal M, Christophe S
Objectif: Continuer dans la diaclase et dans Y de droite. TPST: 6h30

 

Quand nous entrons dans Serre des Périers le courant d'air est fort. Sur le chantier  de la diaclase Christophe déblaye  le gros tir de 2 trous de 1 m de la semaine dernière.  Moi je pars dans  le Y de droite pour élargir le passage, 2 tirs + 1 raté me permet tout de même d'aller voir  le terminus, il va falloir recalibrer encore un peu à chaque scéance. L'endroit est très humide et au bout de 2h je suis trempé. Ca résonne et gronde trés fort à chaque tir et il me tarde de voir pourquoi... Je passe la tête dans le Y de gauche "Galerie d'Olivier" et j'entends parfaitement pater Christophe  dans la diaclase et pas dans la fissure d'à coté comme on pouvait le supposer...

Je rejoint Christophe et nous réalisons  3 tirs d'aménagement pour la suite...

Nous sortons vers 18 h du trou...

16/08/2020 - Sortie - Serre des Periers (34) - Pascal Mouneyrat

 

Parts: Pascal & Sylvie M, Christophe S
Objectif: Continuer dans la diaclase et dans Y de droite. TPST: 7 h

 

Sur le chantier de la diaclase Christophe et Sylvie déblayent  le tir de la semaine dernière et on enchaine les tirs de confort et de progression. Forcement en vertical c'est plus long. Un espoir ! Lors d'un forage sur la droite un trou laisse passer du courant d'air, c'est intéréssant car on est décalé de 30 cm par rapport à la faille. Il y a donc peut être un vide derriere ?

Nous sortons vers 18 h 30 du trou...

23/08/2020 - Sortie - Serre des Periers (34) - Pascal Mouneyrat

 

Parts: Pascal et Sylvie M, Christophe S
Objectif: Continuer dans la diaclase et dans Y de droite. TPST: 7h00

 

Quand nous entrons dans Serre des Périers le courant d'air est très fort. Sur le chantier  de la diaclase Christophe et Sylvie déblayent  le dernier tir de 2 trous de la semaine dernière.  Moi je pars dans  le Y de droite pour élargir le passage, 1 tir me permet de faire 5 aller retour dans la conduite forcé pour extraire les gravas et blocs du tir. L'endroit est très humide mais c'est supportable, la prochaine fois je vais me proteger mieux... Je vois bien le travail à faire pour la suite, je vais attaquer un peu le sol et la banquette à gauche pour pouvoir ensuite forer de maniere confortable dans le plafont...

Je rejoint Christophe et Sylvie qui ont travaillé sans relache et nous réalisons  4 tirs d'aménagement pour la suite...

Nous sortons vers 18 h du trou...

30/08/2020 - Sortie - Serre des Periers (34) - Sylvie Mouneyrat

 

Participants : Christophe Sevilla, Pascal Mouneyrat et Sylvie Mouneyrat

TPST : 7 h

Après deux jours précédents placés sous l’égide des orages de cette fin d’été, nous avons décidé de maintenir notre sortie dominicale. Arrivés cependant un peu plus tard qu’habituellement sur le parking boisé, nous nous équipons pour monter jusqu’à la cavité. Le temps semble vouloir se remettre au beau et les températures sont pour le moment idéalement adaptées à nos efforts nécessaires à la petite ascension d’accès jusqu’à l’entrée du Serres des Perriers.

Contrairement à nos attentes, vue le contexte climatique, la cavité souffle un air frais et encore puissant. Nous complétons notre équipement avec le matériel adéquate et jetons notre traditionnel dernier coup d’œil à ce magnifique paysage de cette partie de la vallée de la Buèges. Il est 11h quand nous pénétrons dans la première salle.

Christophe descend rapidement les puits, suivi par Pascal sur l’équipement fractionné et de moi par celui des deux déviations. Nous constatons quelques traces d’usure sur la corde du premier puit, qui faudra prochainement remplacer par sécurité. De toutes les façons, il nous faut retirer l’équipement fournit par le CLPA car il nous a été demandé de le rendre…

Malgré l’eau tombée ces derniers jours sur la région, nous descendons le dernier puit « sans douche » et arrivons ensemble au sommet du Dôme où nous constatons que les gours sont toujours secs. C’est une bonne nouvelle pour nous, nous ne nous tremperons pas trop sur la désob du Y. Nous nous déséquipons et laissons le matériel pour corde à l’endroit habituel.

Nous arrivons dans la diaclase en cours d’exploration, il est 11h40.

Je m’y engage et commence à déblayer les blocs de calcaire « pulvérisés » par le dernier tir multiple et vitaminé de Pascal, lors de notre sortie précédente. Il m’occupe un certain temps. Pendant ce temps, Christophe continue et consolide le muret construit avec les plus belles pierres afin de canaliser la pierraille.

Pascal descend au Y, déblayer son tir. Il s’équipe d’une superbe « robe sexy » de haute couture… (une poche poubelle renforcée coupée pour le passage de la tête et des bras) afin de s’isoler de l’humidité et ça fonctionne. Sa petite robe noire l’a bien préservé de la flotte présente à cet endroit de la cavité. Il y réalise un autre tir avant de remonter nous rejoindre.

Christophe décide de sortir et de tester sa caméra/endoscope récemment achetée sur le net. Equipée de leds pour l’éclairage et d’un câble semi-rigide d’une dizaine de mètre, l’ensemble parait plutôt prometteur. Directement connecté sur le téléphone, on peut voir en directe ce qu’il y a. La manipulation n’est cependant pas très aisée. Au bout d’un certain temps on ne sait plus trop différencier le haut du bas et il ne faut pas qu’elle se « pose » ou se coince… Cependant, cela nous a permis de visualiser la suite, sur deux mètres, de la diaclase, qui n’est toujours pas bien large et d’apercevoir un semblant, pas très haut, de galerie horizontale.

Nous tentons aussi de la passer dans le passage entre les blocs calcifiés où Le Doc et Pascal y avait senti un courant d’air et où un tir y avait été fait par l’équipe du CLPA. Rien de bien transcendant n’a été vu.

Il est 14h00, quand nous décidons de casser la croute. Les soupes commando données par notre beau-frère travaillant au CEL dans les Landes Girondines sont expérimentées. Ce n’est pas mauvais, ce n’est pas succulent, mais ça passe, c’est chaud et ça ravigote !!!

Après cette pause, je reprends la main pour continuer le déblayage alors que Christophe est appelé par Pascal pour l’aider à sortir les blocs tombés par son dernier et puissant tir.

Je tape comme une malade, avec la massette, afin de faire tomber au maximum tout ce qui a pu être fissuré et fragilisé. Je fini par continuer d’ouvrir la fissure directement sous nos pieds. Quand je tape un écho du tonnerre se fait entendre. Pascal et Christophe, au fond du Y, me rapportent avoir très bien entendu mes coups.

De leur côté, Christophe et Pascal abaissent le niveau de la galerie afin d’élargir le passage pour atteindre le terminus repéré et voir s’il y a une suite. Ils progressent encore mais n’atteignent pas le fond.

Avant de repartir, Christophe repasse sa caméra dans la faille que j’ai dégagée. Les images vues confirment une suite en profondeur, un semblant de petite galerie horizontale, et au moment où ça brille, y aurait-il une arrivée d’eau, la caméra tombe HS… N’aurait-elle pas apprécié l’eau ?!...

Nous plions et rangeons le matos.

Il est 18h, quand nous commençons la remontée des puits.

Nous sortons de Serre des Perriers et retrouvons la douce chaleur de cette fin d’été. Nous cheminons tranquillement jusqu’au parking.

Nous arrivons aux véhicules il est 19h.

06/09/2020 - Sortie - Serre des Periers (34) - Pascal Mouneyrat

 

Parts: Pascal et Sylvie M, Christophe S
Objectif: Continuer dans la diaclase et dans Y de droite. TPST: 7h30

 

Sur le chantier  de la diaclase un tir de 2 trous est réalisé et Sylvie et Christophe attaquent l"évacuation des blocs.  Moi je pars dans  le Y de droite pour élargir encore le passage, 1 double tir de confort me permet d'accéder a la suite et surtout de pouvoir faire un tir au plafond. Je remonte chercher Christophe pour sortir les blocs et gravas. Aprés cela je réalise donc 2 tirs un au sol et l'autre au plafond. Puis nous décidons de remonter car il est temps de sortir... La suite est promise au prochain épisode !

13/09/2020 - Sortie - Serre des Periers (34) - Christophe Sévilla

 

Parts: Pascal et Sylvie M, Christophe S
Objectif: Continuer dans la diaclase et dans Y de droite. TPST: 7h30

 Hier, Sylvie, Pascal et moi avons enfin touché le fond de la galerie Droite. Après un certain nombre de séance, de tire, de bidons de 5L de bidons de 25L et de blocs tractés tout le long du boyau...

La galerie se pince un peu en son terminus. Le méandre y prend toute la largeur. Le niveau d'eau au fond du méandre est à environ 80 cm du sol sur lequel on progresse. Au fond à droite, à hauteur de l'eau, une petite fenêtre qui ne paye pas de mine, d'environ 20cm de large et 30/40 cm de haut laisse s'écouler l'eau dans une nouvelle salle, mais on ne voit rien.

En fin de séance j'ai filmé à bout de bras... On peut apercevoir un volume dans lequel on distingue une arrivé d'eau et un vasque qui semble être creusée dans la roche, et peut être une suite, zone noir au hauteur.

Le mouvement de l'air dans cet galerie n'est pas simple. Par moment elle aspire, et à d'autre elle souffle. Alors que la galerie d'olivier souffle de manière constante. Hier, les fumées des tirs se dissipaient assez bien.

Note pour le Doc: Hormis le passage dans la salle du Gadin, c'est vachement moins boueux, mais c'est toujour humide.

Une bonne vidéo a voir...

 

Dessin Christophe Y droit 13092020.png

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27/09/2020 - Sortie - Serre des Periers (34) - Pascal Mouneyrat

 

Parts: Pascal et Sylvie M, Christophe S, Laurent T
Objectif: Continuer dans la diaclase et dans Y de droite. TPST: 10h30

 

RDV donné pour 9h30 sur le parking du chemin. Il est 11h quand nous entrons dans Serre des Périers où le courant d'air dans l'étroiture de l'entrée est inexistant. Sur le chantier de la diaclase Laurent et Sylvie déblayent le dernier tir de la semaine dernière.  Christophe et Pascal partent dans la branche  de droite du Y pour élargir le passage. 3 tirs nous permettent tout de même d'aller voir le terminus vu en photo de la dernière sortie, soit 2,50 m de progression. On est assez déçu car sur les photos cela semblait plus gros. Ça résonne et gronde très fort à chaque tir et il nous tarde de voir pourquoi... Laurent réalise de nouvelles photos et vidéos encourageantes !!! 

Pendant ce temps un nouveau double tir est réalisé par Pascal et Sylvie dans la diaclase qui est déblayé. 

Nous espérerons toujours que cela va s'agrandir... Il est à noter que le trou se refroidit et qu'il est passé en mode hiver en aspirant l'air extérieur en fin d'après midi.

Nous sortons vers 21 h du trou...

04/10/2020 - Sortie - Serre des Periers (34) - Sylvie Mouneyrat

 

Participants : Pascal Mouneyrat et Sylvie Mouneyrat

TPST : 6h

Joyeux et heureux anniversaire à Christophe qui pour fêter (tant qu’on le peut) cet évènement avait rendez-vous avec les siens.

Pour moi, ce n’était pourtant pas mon anniversaire mais j’ai étrenné, pour cette sortie, une nouvelle combinaison achetée la veille chez Expé car la précédente arrivait en fin de vie…

Il est 10h30 quand nous pénétrons dans la première salle.

Pascal équipe le premier puit, rapidement, car lors du déséquipement de la séance précédente, nous n’avons pas défait les nœuds des amarrages. Il règle cependant avec beaucoup d’attention le Y du premier afin d’éviter le léger frottement qui nous posait un problème.

Nous arrivons dans la diaclase en cours d’exploration, Pascal va y voir les travaux faits dimanche dernier.

Nous décidons, que pour aujourd’hui, nous nous concentrerons sur la branche droite du Y.

Arrivée au Y, je m’y engage la première pour aller voir le fond et essayer de repérer la suite. Je constate effectivement un bel écho. La galerie semble bien prendre la forme d’un méandre dont on n’aperçoit pas bien le sommet qui semble être « lointain » laissant présager un volume confirmant cet écho qui nous tient en haleine…

Je laisse la place à Pascal qui perce un trou dans la paroi de gauche afin d’élargir la zone et un premier tir est réalisé.

Nous notons l’absence de mouvement d’air qui permettrait l’évacuation rapide des gaz. La galerie Maret semble légèrement souffler. L’air y est « plus pur » le nez devant… Mais ce n’est pas le courant d’air de cet été…

Nous profitons de ce tir pour faire notre pause repas, il est 12h30.

Je me réengage, ensuite, dans le Y pour aller y retirer les blocs détachés de la paroi. Le tir a bien fonctionné mais la concentration des gaz dans le conduit est importante. Je n’ai le temps que de faire deux allers-retours avant de ressentir une migraine, d’avoir le palpitant à 150 et d’être essoufflée.

Pascal fait un essai et lui aussi ressent les effets… Il décide alors de faire un tir dans la paroi de droite toujours pour rendre la zone plus confortable. Un troisième tir est aussi fait dans le passage d’accès en bas du vestibule du puit du gadin pour ne plus avoir à se casser le dos sur la lame de roche qui pendouille. Ces deux tirs résonnent bien… Nous déblaierons la semaine prochaine, les gaz auront eu le temps de s’évacuer.

Pascal fait aussi un tir dans la diaclase. Cependant là, ça ne nous semble pas super !! On verra aussi la semaine prochaine et on décide de remonter... 

Nous sortons de Serre des Perriers, après avoir récupérer notre corde. Une pluie fine a humidifié la végétation. Les odeurs automnales nous ramènent à notre monde organique. Un beau soleil éclaire la vallée de la Buèges qui se teinte petit à petit d’ocre et d’orangé.

Nous cheminons tranquillement jusqu’au parking et arrivons aux véhicules il est 16h30...

 

11/10/2020 - Sortie - Serre des Periers (34) - Sylvie Mouneyrat & Christophe Sévilla

 

Participants : Claude Viladomat (Le Doc), Christophe Sévilla, Pascal Mouneyrat et Sylvie Mouneyrat   TPST : 8h

Après une montée tranquille dans les premières froideurs de cette saison automnale et sous quelques mais constantes rafales de vent, nous accédons, légèrement réchauffés, à la cavité. Alors que nous nous engageons à tour de rôle dans le passage étroit de l’entrée menant à la première salle, nous observons l’absence de mouvement d’air. Hum ! allons-nous encore respirer des gaz ?!...

 Arrivés à la diaclase, Le Doc est le premier à aller voir le résultat du dernier tir réalisé lors de la séance précédente. Pas venu depuis un certain temps, Le Doc ne reconnait pas le chantier et est impressionné par les travaux réalisés. Il s’exprime à sa façon :  « ils sont fous, c’est du n’importe quoi, vous creusez votre trou…/… »

Le tir semble avoir bien fonctionné malgré le bruit suspect entendu (cf Cr précédent), nous déblaierons plus tard les blocs tombés. Cependant, nous observons un très léger courant d’air soufflant.  

Nous décidons de tous descendre à la branche droite du Y afin d’y dégager les blocs laissés par le tir pour élargir le passage d’accès au Y, à la base du puit du gadin (équipe LeDoc et moi) et ceux des tirs réalisés au fond de la branche droite en question (équipe de Christophe et Pascal). Nous dégageons rapidement l’accès par la base du puit du gadin. Ce dernier est maintenant plus confortable à passer mais nous évaluons qu’un deuxième aménagement ne serait pas du luxe…

Le Doc va voir le bout du chantier qu’il qualifie de « trou de merde »… Il se positionne ensuite dans l’alcôve calcifiée au-dessus du départ en Y, afin d’y réceptionner et d’y aménager, une zone de stockage des pierres ramenées de la branche droite du Y par Christophe et Pascal. Ces derniers alternent les allers-retours dans cette zone étroite et basse. Ils dégagent de beaux blocs et à l’aide de la massette prise au chantier de la diaclase (sic) s’attaquent au rideau de stalactites qui gênent la progression mais surtout la vision claire et nette de la suite.

 Alors que nous notons un très léger courant d’air soufflant au niveau de la galerie Maret, un nouveau tir d’élargissement est alors réalisé par Pascal. Je monte à la diaclase et commence à dégager les blocs tombés et les restes retrouvés des « pailles précédentes ».

 Nous nous retrouvons tous dans la salle de la diaclase renommée pour l’occasion « salle à manger » pour y prendre un frugal repas, le temps d’une pause d’une bonne demi-heure, pendant laquelle nous espérons que les gaz auront été évacués… Après le repas, Le Doc et moi nous concentrons alors sur le dégagement de la diaclase alors que Christophe et Pascal repartent au fond du Y. Le Doc « peste » de ne plus avoir la fameuse massette pour « détruire » une lame épaisse restée au milieu de la diaclase. Pauvre de nous, nous sommes un collectif pauvre en matos… Cependant, nous arrivons tant bien que mal à dégager de chaque côté la roche en place pulvérisée et tombons sur ce qui semble à l’arrière de cette lame être un espace vide et prometteur. Nous notons la réapparition en milieu d’après-midi du courant d’air net et soufflant dans cette partie de la cavité.

Dans le chantier du y, Pascal et Christophe réalisent deux tirs supplémentaires avant de pouvoir profiter de la suite. Ils progressent de 2m et ont une vue sur 3m50 de la suite prometteuse de ce méandre qui se prolonge sur 1m de hauteur et sur une largeur variant de 30 à 40cm. L’écho au moment des tirs est toujours aussi impressionnant saturant en live le micro du téléphone de Christophe, lors du dernier enregistrement. Il est déjà 17h30 quand je donne le signal qu’il est temps de plier pour remonter. Pascal et Christophe nous préviennent qu’ils souhaitent faire un autre tir avant de partir. Le Doc et moi décidons de commencer à remonter jusqu’à la salle du Dôme. Là, nous attendons en revisitant certains passages bas de cette partie de la cavité jusqu’au moment où nous entreprenons la remontée du puit d’entrée. Alors que j’arrive à la 1ère déviation, j’entends la voix de Christophe qui remonte avec Pascal.

Schéma 11-10-2020 Christophe.jpg

Christophe : « En bref on a passé la fenêtre qui est plutôt une porte maintenant :), on a avancé d'un peu moins de 2 mètres, et maintenant on voit sur 3 mètres. On arrive dans un décor différent. Le méandre est toujours en dessous, une lame de roche centré dans la galerie nous supporte. Le plafond est plat, légèrement courbe dans la largeur, et marqué par l'abrasion de l'eau. Il y a un vide entre la paroi de gauche et le plafond. Cela donne l'impression que la paroi de gauche a coulissé vers le centre de la galerie. (Je ne sais pas si cela est possible …). Au fond, la galerie repart vers la droite, on entrevoit de l'eau. L'écho est toujours plus présent ! » 

Nous sortons de Serre des Perriers, il est 19h30. Il fait nuit et rejoignons nos véhicules à la lueur de nos lampes. Le temps est au beau car le ciel est étoilé. Le vent est tombé. Au loin le petit village de Pégairolles de Buèges, sur son piton rocheux, est éclairé mettant en valeur la tour du « feu château » et quelques maisons pittoresques. Chacun prévient les siens de sa sortie de la cavité et passons un rapide message à ceux qui n’ont pas pu se joindre à nous. Après nous être changés, Christophe nous montrent les vidéos et photos prisent lors de cette journée. Rendez-vous est fixé pour la semaine prochaine…

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18/10/2020 - Sortie - Serre des Periers (34) - Sylvie Mouneyrat

 

Participants : Pascal Mouneyrat et Sylvie Mouneyrat           TPST : 7h30

Le Doc n’ayant pas récupéré de dimanche dernier et Christophe souffrant d’un vilain rhume (covid ???), nous n’étions donc plus que nous deux. Nous sommes arrivés au parking vers 10h30. La température extérieure est de 9°c. La montée sur le chemin d’accès est agréable et avant de pénétrer sous terre nous savourons des yeux cette belle vallée de la Buèges éclairée de chaudes teintes par un beau soleil automnal. Nous pénétrons dans la cavité vers 11h00 et nous n’y observons aucun mouvement d’air.

Arrivés vers 12h à l’embranchement du Y, Pascal passe le premier pour aller voir le résultat de son dernier tir. C’est pas mal ! Alors nous commençons à tour de rôle à ramener les blocs et la pierraille arrachés à la paroi. Nous ferons six allers-retours afin de tout nettoyer. Désolé, nous avons tout laissé au pied de l’alcôve située au-dessus du début du Y. Nous n’avions pas Le Doc, perché en hauteur, pour y aller stocker tous les gravats. J’ai fait une toute petite vidéo pour montrer ce qui peut être vu mais faute de batterie rechargée (sic) la séance vidéo a tourné court… Résultat, nous y apercevons une belle continuité avec vue sur facilement deux mètres d’un petit méandre qui prend un peu de hauteur (50cm) mais qui ne reste pas très large (20 à 30cm). Cependant, la forme très « serpentueuse » de la base de cette petite galerie occupée par de l’eau ainsi que la présence de cet impressionnant écho sont prometteurs d’une évidente suite intéressante. Pascal réalise un double tir (parois gauche et droite) afin d’élargir le passage.

Pendant qu’il préparait ses tirs, je suis remontée à la diaclase afin de casser des « cailloux » et de continuer à dégager ce possible accès à une autre suite… Alors que la lame du milieu résiste à mes coups de massette, j’attaque les parois de chaque côté déjà bien fissurées par les tirs réalisés précédemment. J’entends les deux tirs réalisés par Pascal et ne tarde pas à entendre ses doux pas arrivés.

Il est 16h30, il serait peut-être l’heure de casser la croute ! Nous sortons notre thermos d’eau chaude, afin de savourer une soupe chinoise. Ben oui ! on ne se prive plus de rien ! Mais attention car Pascal en a renversé une partie sur les pierres de la salle à manger et nous n‘avions pas de serpillère pour nettoyer… Après cette petite pause chaleureuse, Pascal fait un tir dans cette lame récalcitrante et nous quittons les lieux car aucun courant d’air aspirant ou soufflant n’est présent pour faciliter l’évacuation des gaz.

Lors de la remontée du puit de la salle du dôme, nous déséquipons et sortons toutes les cordes.

Il est 18h30 quand nous sortons de Serres des Perriers.

25/10/2020 - Sortie - Serre des Periers (34) - Sylvie Mouneyrat

 

Participants : Christophe Sevilla, Pascal Mouneyrat et Sylvie Mouneyrat           TPST : 8h00

Arrivés vers 9h30 sur le parking de nos rendez-vous dominicaux, nous échangeons, sous un soleil timide, nos impressions du jour. C’est alors que j’observe le petit doigt de la main droite de Christophe recouvert d’une jolie « poupée blanche ». Christophe nous montre alors sa blessure faite lors de la mise au point de notre dernière innovation technologique afin d’améliorer nos conditions d’exploration de Serres des Perriers. Il a en effet cette semaine travaillé sur un système de ventilation autonome permettant d’évacuer les gaz formés lors des tirs qui, en cette période, ne sont pas suffisamment et rapidement éliminés de la partie de la cavité en cours de travaux.  Ce système, fait à partir de ventilateurs de serveurs, à 12000 tours/mn, récupérés par Pascal, branchés sur des batteries, est régulé par une ingénierie « Made in Christophe » à plusieurs vitesses. L’ensemble sera relié sur place à des gaines souples de VMC. C’est en montant la partie mécanique que le petit doigt de notre brillant petit génie a rencontré une des pales d’un des ventilateurs à pleine vitesse et a donc été largement entaillé d’une plaie qui reste encore douloureuse, projetant le sang, de notre pauvre Christophe, partout dans son atelier et sur ses appareils (oh ! c’est gore !!!). Mais selon lui, le plus difficile a été de tout nettoyer… Heureusement pour lui, son petit doigt est en bonne voie de cicatrisation. Reste à bien le protéger de l’argile et des « coups » pour cette journée souterraine.

Après nous être répartis le matériel dans des kits bien remplis par cette technologie « hight tech », un jeu de cordes et d’amarrages pour le puit de la salle du Dôme, le consommable « pétaradant » et sa panoplie indispensable (perforatrice – mèches – batteries) et de quoi nous sustenter, nous entamons la montée vers l’accès de la cavité. Alors que nous progressons sur le sentier de randonnée, nous observons la présence de nombreux champignons (cèpes de pins, fausses girolle ou girolle des pins (comestible intéressant), quelques lactaires et russules feuilles mortes (comestibles aussi mais sans réel intérêt gustatif). Je me dis que nous pourrions peut-être exceptionnellement nous faire une journée cueillette de champignons ? La réponse est ferme et unanime : non.  Aujourd’hui, mes deux compagnons spéléo sont décidés à en découdre avec le méandre de la branche droite du Y… Faut pas rigoler !!! c’est du sérieux !!!

Arrivée à l’entrée de la cavité, constatant l’absence de mouvement d’air, je déclare que j’espère que leur système sera efficace car je n’ai pas envie de me gazer. De plus, jetant un dernier coup d’œil à la forêt avoisinante où de multiples petits champignons m’appellent… C’est alors que je rajoute qu’en raison du couvre-feu établit pour la crise sanitaire provoquée par le coronavirus, il nous faudra impérativement être sorti au plus tard à 18h30…

Pascal équipe le puit avec de nouvelles cordes et nous descendons rapidement vers les chantiers. Nous observons que de nombreux gours sont de nouveau remplis d’eau. Il a plu cette semaine et la cavité commence à « suinter ». Nous espérons ne pas avoir trop d’eau en bas. Le tir de la diaclase a bien fonctionné. La lame est tombée et de nombreux blocs sont à sortir. Cependant nous descendons tous les trois à la branche droite du Y. Pascal passe le premier pour voir le résultat. Ses deux tirs ont fait effet et il y a là aussi beaucoup de blocs à sortir. Commence alors un va et vient de Christophe et de Bibi pour sortir à l’aide du bidon les pierres de taille diverses détachées des deux parois que Pascal déblaie et stocke derrière lui, montant alors un mur l’enfermant et l’empêchant de reculer… Au bout d’un moment, nous manquons de place pour stocker tout cela. Je commence alors des allers-retours vers le bas du puit du gadin pour y remonter et déposer de la pierraille. Mais passer seule, le passage étroit remontant, avec des blocs de pierre est épuisant. Heureusement, Pascal annonce que tout est dégagé et que Christophe peut venir constater la suite avant qu’il ne fasse un autre tir, indispensable pour y avoir accès.

Je remonte alors dégager les pierres de la diaclase. Je mets alors à jour, une lame rocheuse présentant des traces d’érosion intéressantes preuve du passage de l’eau à cet endroit. Une suite toujours étroite et encore impénétrable est visible, bien habité à ce moment-là par un courant d’air soufflant. Il est 14h30.

Entre-temps, un double tir est fait dans la branche droite du Y. Bien que la galerie Maret souffle un peu, le système de ventilation est mis en route et Christophe et Pascal remontent manger. Christophe, après la pause repas, passera sa caméra, dans la diaclase, sans bien y voir une suite de dimension abordable sans artifice… mais cet écho, aussi impressionnant que celui de la branche droite est motivant.

Nous redescendons à la branche droite du Y dégager les blocs. Le système semble être efficace. Personne n’est incommodé par la potentielle présence de gaz. Plusieurs aller-retours sont effectués. Nous progressons d’un bon mètre cinquante avant de devoir encore faire un tir de calibrage. Christophe filme la suite visible qui se présente avec un élargissement du méandre qui devient sensiblement plus large et donc pénétrable, sans tir, avec un virage sur la droite nous empêchant de voir plus loin. Un double tir est réalisé mais l’un des deux ne part pas… Il est tard (17h45), il faut remonter. J’entame seule le retour, avec une partie du matériel de désobstruction, pendant que Pascal et Christophe remballent et reconditionnent tout le matériel d’aspiration. Ils me rejoindront alors que j’arrive au sommet du puit. Pascal déséquipe toutes les cordes et nous sortons de la cavité. Il fait nuit noire éclairée seulement pas un petit quartier de lune caché par de gros nuages. Nous sommes passés à l’heure d’hiver.

Nous arrivons aux véhicules, il est déjà 19h30. Nous nous déséquipons à une vitesse record et quittons le parking à 20h pétante. Quelle poisse ce couvre-feu ! Heureusement les gilets jaunes ont brulé les radars car nous roulons à vive allure. Heureusement pour nous, nous ne repérons aucun « pandores » sur les bas-côtés mais il ne faudrait pas y finir notre journée ! Il est 20h58 quand nous arrivons au portail de notre maison.

19/12/2020 - Sortie - Serre des Periers (34) - Sylvie Mouneyrat

 

Participants : Christophe Sevilla, Laurent Tremel, Pascal Mouneyrat et Sylvie Mouneyrat          

TPST : 8h00

Enfin ! après ce deuxième confinement, qui perturbe relativement bien nos prévisions d’activités spéléologiques de cette année 2020, nous pouvons reprendre nos explorations souterraines dans Serres des Perriers. Il nous faut cependant tenir compte du couvre-feu en vigueur imposé et donc anticiper notre organisation avec nos déplacements routiers respectifs pour ne pas nous mettre en défaut auprès de la maréchaussée…

Pascal et moi partons de chez nous sous une pluie battante. Le Vidourle est en crue, qu’importe, il ne vient pas du massif sous lequel nous pérégrinons. Cependant alors que nous avançons sur le pont suspendu de St Bauzille du Putois nous notons l’importante augmentation aussi du débit de l’Hérault… Hum ! et la Buèges que va-t-il en être ?!... Un petit tour à sa source avant de se rendre à notre rendez-vous et nous découvrons la source en crue. Le site garde toute sa majesté avec cette eau de camaïeux verts et toujours aussi limpide.

Allons-nous aussi trouver de l’eau dans la cavité ? Allons-nous pouvoir descendre le puit de la salle du Dôme sans trop nous tremper ? Et dans la galerie où nous creusons, allons-nous aussi trouver de l’eau ? Va-t-elle être accessible ? Allons-nous pouvoir y travailler sans trop nous mouiller et avoir froid ?

Arrivés donc vers 8h30 sur le parking désormais attitré, Christophe et Laurent arrivent quelques minutes après, nous laissant le temps à Pascal et moi de nous équiper, de préparer les kits et le matériel à leur laisser. Sous nos capes de randonnée de pluie, afin de nous protéger des averses prévues par la météo, nous partons devant. Nous nous retrouvons devant l’entrée de la cavité qui reste « muette », aucun souffle, ni aspiration. L’entrée y est humide, alimentée par un petit goutte à goutte qui nous prédit déjà peut-être les conditions ambiantes à venir !

La première salle est fidèle à elle-même, toujours aussi accueillante et pleine de promesse que nous espérons prochainement réaliser. Nous notons la présence d’eau dans les gours de la partie déclive donnant vers le puit d’accès à la deuxième salle. Alors que nous nous approchons de la dernière et plus grande fraction de ce puit, nous entendons le doux bruit chantant de l’eau qui ruisselle et cascade vers la salle du Dôme !

Pascal équipe le puit avec toute l’attention et la technicité que nous lui reconnaissons… Et c’est sans la moindre goutte d’eau tombée sur nos combinaisons, entre deux belles petites cascades, que nous prenons pied sur le dôme de calcite blanche recouvert de ce liquide qui donne alors, à la lueur de nos éclairages cet aspect étincelant, fantastique et merveilleux, à ce monde souterrain minéral. Partout les gours sont pleins d’eau et cette dernière s’écoule en continue vers les points bas de la salle. Un chant continue s’élève de la cavité donnant alors à cet endroit un aspect et une ambiance différente des fois précédentes, qui pour moi est loin d’être déplaisante même si je verbalise ne pas avoir envie de me tremper et risquer d’avoir froid…

Les passages étroits sont eux aussi « habités » par l’eau qui y ruisselle à gogo. Il faut faire preuve d’agilité pour ne pas poser ses fesses ou un pied dans les nombreux petits gours remplis qui dégoulinent alors ensuite sur la tête du collègue qui précède… Alors que nous arrivons à la dernière descente donnant sur la salle à manger, Laurent, passé le premier, nous annonce l’impossibilité de continuer car il constate la présence d’une hauteur minimale d’eau de 4 mètres… Silence… consternation… Etonnement… incrédulité… Mais non ! C’est une blague ! s’écrit alors ce dernier, avec son sourire flegmatique de celui qui dit sans rien dire ! Ouf ! quand même !...

Alors commence une séance de haute couture pour préparer nos tenues de désobstruction. Laurent sort le gros scotch, Pascal les poches poubelles renforcées et les ciseaux. Paré d’une de ces tenues de rêve, Christophe descend dans la galerie de droite baptisée par Laurent « Co-vid 19 » pour faire un repérage de l’état aqueux du lieu. La galerie « Maret » est inondée et l’eau s’écoule vers la « Co-vid 19 » sur environ 4 cm de hauteur. Il s’y engage quand même, l’objectif du jour étant de déblayer le tir précédent. Laurent se positionne dans le « vestibule » afin de me faire passer les blocs stockés lors de notre précédente séance, que je passe alors à Pascal resté à la base du puit du gadin, pour les entreposer dans la galerie du « Tunnel » précédemment creusée. Quelle bonne idée, finalement, d’avoir creusé cette galerie !...

Au bout d’un certain temps fait de plusieurs trajets rampants dans la « Covid 19 », Christophe demande à être aidé, pour la sortie d’un plus important bloc, par Laurent.

J’en profite alors pour monter à la diaclase faire une petite séance de désobstruction. Après des coups de massette bien placés, j’élargie le terminus en cours. Je prolonge la dimension pénétrable, de cette partie de la cavité, de 1 mètre, avec une vue plongeante sur 2 mètres, cependant, encore bien étroite. Laurent vient me rassurer quand de passage dans la salle à manger pour y venir chercher les mèches, il jette, à ma demande, un coup d’œil et surtout un coup de massette à un bloc où, peut-être en manque d’oxygène et/ou d’énergie, je croyais y voir plantée une vis… Mais qu’est-ce donc ? Bizarre à cet endroit ! Serait-ce tombé d’une faille plus haut communiquant avec l’extérieur ! Après expertise des restes éclatés subsistants sur le bloc récupéré en question, ce n’était point en métal mais bien de calcite et certainement un de ces fameux coquillages fossilisés, de forme allongée, déjà trouvés dans le petit bout de galerie avant l’accès au puit du gadin, un rostre de Bélemnite…

Pascal préparera et déclenchera deux tirs au fond de la « Covid 19 » alors que nos deux ingénieurs brancheront ensuite le système de ventilation permettant l’évacuation des gaz dégagés.

La pause repas sera alors la bienvenue car il était déjà 14h. Merci à Isa, la Chérie de Christophe, pour les petits chocolats très appréciés par tous, pour notre dessert en fin de casse-croute.

Nous repartons après ce petit remontant chaleureux vers la « Covid 19 » où les gaz sont encore présents à la base du puit du Gadin. Hélas, un des tirs n’a pas eu le résultat escompté et il faudrait en faire un autre. Après quelques aller-retours pour nettoyer les blocs tombés, Pascal décide de reforer pour faire un nouveau double tir. Hélas, il faut changer de batterie. Les batteries de rechange sont dans la salle à manger… et il est déjà 16h…  Ce ne sera pas pour aujourd’hui car nous devons absolument être rentrés avant le début de l’heure du couvre-feu, à 20h.

Laurent et Christophe décident cependant de tenter une approche au plus près du terminus pour y filmer la suite visible pendant que Pascal et moi commençons à remonter. Ils nous rejoindront alors que j’entame la montée sur corde du puit de la salle du Dôme. Pascal et Christophe suivront chacun leur tour alors que laurent clôturera cette sortie en déséquipant le premier puit d’accès.

Il n’est pas tout à fait 18h00 quand nous retrouvons l’air frais de la vallée de la Buèges. La nuit est déjà tombée et nous apercevons au loin les lumières du petit village perché de Pégairolles de Buèges.

Après nous être changés, rangés le matériel dans les voitures et rapidement visionnés la dernière vidéo de ce nouveau terminus, nous nous quittons non sans nous souhaiter une nouvelle journée à venir pour de nouvelles aventures. Nous sommes dans les temps et respecterons ce foutu couvre-feu en regagnant notre maison avant 20h…

 

27/12/2020 - Sortie - Serre des Periers (34) - Pascal Mouneyrat

 

Participants: Pascal & Sylvie Mouneyrat
Objectif: Continuer dans la galerie du Covid19. TPST: 5h

Une sortie rapide pour percer et tirer deux trous dans la galerie du Covid19... Celui de droite part bien, mais celui de gauche ne part pas...

Comme je n'ai pas de ventilation ce sera pour la prochaine sortie !

Sortie vers 16h30 et retour à la maison...

 

30/12/2020 - Sortie - Serre des Periers (34) - Pascal Mouneyrat / Christophe Sevilla

 

Participants: Pascal & Sylvie Mouneyrat, Christophe Sevilla, Laurent Tremel
Objectif: Dernière sortie de l'année pour continuer dans la galerie du Covid19. TPST: 7h

Arrivée sur place de l'équipe vers 8h30, descente rapide au fond bien décidé à enfin passer ce virage qui nous nargue...

Nous nettoyons un peu le chantier de toutes parts, Pascal va percer deux trous supplémentaires d'élargissement et de progression. La dernière séance a bien fonctionné sur la droite de la galerie mais à gauche ça ne veut pas, car trop fissuré... Un nouveau tir ne donnera pas grand-chose de plus !

Pascal décide de retenter le coup à gauche avec une demie paille et un forage court en espérant ne pas traverser une fissure. Grace à la ventilation en mode "narguilé", il reste quasiment sur place pour effectuer un nouveau tir pour terminer le travail…

Ça a l’air de pouvoir être passable et Pascal propose à Christophe de faire une tentative. Christophe progresse en poussant les déblais des tirs dans le virage et en recouvrant la flaque d’eau. Il réussi a passer la tête derrière ce fameux virage à droite, puis quelques minutes après il hurle sa joie d’avoir franchit l’obstacle et continue sa progression…

Ce n’est pas très haut et large mais cela passe sans trop forcer. Il progresse d’environ 7 m en alternant les flaques d’eau et de boue. Une strate au milieu de la galerie stop sa progression, mais derrière un léger virage à gauche, cela continu et il lui semble que cela gagne un peut de hauteur de galerie.

De retour il nous décrit tout cela et on se met à se restaurer en savourant pour le dessert quelques chocolats de Noel…

Après ce petit repas, Laurent et Sylvie font des tentatives de visite de la galerie derrière le virage qui nous narguait depuis si longtemps, mais la fumée des gaz que nous avions repoussée vers le font leur revient en pleine figure et cela devient irrespirable. Ils abandonnent car trop dangereux... 

Pascal décide un recalibrage de la lucarne qui est à mis chemin du boyau du Covid19 et qui baigne dans une bonne flaque d’eau. Puis il fait aussi un dernier tir, avant de partir dans le départ de la galerie « Maret »…

Pour finir et pour conclure le boyau du Covid19 fait maintenant entre 20 et 25 m avec vue sur au mois 3 mètres de plus. On en a creusé et calibré pas loin de 15 mètres. C’est bien un aval ou l’eau s’écoule de petit gour en petit gour et pour l’instant cela n’a pas l’air de vouloir s’agrandir. Il n’y a pas de courant d’air notable mais la galerie « Maret » aspirait cette galerie du Covid19 car les gaz nous revenaient alors que nous les avions poussés avec la super ventilation VMC.

Sortie  et retour à la maison, la suite pour 2021...

 

La suite du CR avec Christophe :

J'ai mis à jour le croquis d'exploration, 5-7 mètres de plus. Et un petit descriptif du boyau qui sera complété par Sylvie et Pascal.

Après avoir passé l'étroiture, on arrive dans une zone un peu plus large qui permet de négocier facilement le virage. Le boyau est une conduite forcée, on distingue des traces d'érosion et des coups de gouges. Aucune trace de concrétion. La visibilité est mauvaise, des gouttelettes d'eau en suspension limitent la visibilité à 3-5 mètres. Le boyau continue dans des dimensions qui permettent de ramper sans trop de difficulté, avec une pente légèrement descendante. Une couche d'argile bien hydratée parsemée de flaques d'eau favorise le glissement. Au bout de 5 mètres (peut-être moins), une barrière de péage accrochée sur la paroi de gauche empêche la continuation. Un nouveau méandre commence peu avant la barrière, et s'ouvre de plus en plus après. Derrière la barrière, rien ne semble empêcher la progression. 

 Toujours pas de possibilité de faire demi tour, le retour est en marche arrière. Cela ajouté au condition humide, laisse une sensation très désagréable de la visite.

 Je vous souhaite une bonne soirée de nouvel an, Et à l'année prochaine pour continuer l'aventure.

Ch.

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