Association de Recherche
et d'Inventaire Spéléologique
01/01/2024 : L'ARIS vous présente ses meilleurs voeux.
01/11/2024 : Nous avons réalisé 48 dates ou périodes de sorties.
Participants: Sylvie & Pascal MOUNEYRAT, Membres du SCP (24)
Diverses prospection avec ce début d'année pluvieux...
Participants : Jean Pierre Rouges, Anthony Mirico, Daniel Caumont
Massif de la Selette (Commune de Puéchabon)
But de la sortie : Recherche des grottes 1 et 2 des Chambrettes
Objectifs : retrouver ces cavités du massif de la Selette et les explorer car celles-ci sont situées dans une zone du massif intéressante au niveau géologique et bien sûr sur le plan spéléologique.
L’intérêt spéléologique est lié au fait que ces cavités se trouvent a moins de 500 mètres du terminus (noyée) de l’importante exsurgence des Fontanilles (2400 mètres de développement). Important réseau qui se dirige vers le sud-sud-est, c’est-à-dire vers un bassin d’alimentation très étendu situé grossièrement entre le « Puech de la Galine » et la plaine des Matelettes ». Un potentiel karstique donc particulièrement important sur lequel sont recensées plus d’une cinquantaine de cavités dont plusieurs dépassent les 100 mètres de profondeur.
Les plus importantes de ces cavités de conformation verticale (aven claude, aven du dolmen n°1, aven du signal de Puéchabon etc…) sont très proches des grottes que nous recherchons, et sur la partie anticlinale du massif qui viens en prolongement de l’anticlinal de Viols-le-Fort. Une zone tectonique importante qui explique la verticalité morphologique de ces avens.
L’intérêt de la grotte des Chambrettes (n°1) réside dans le fait que celle-ci se trouve dans une rampe synclinale qui vient butter contre l’anticlinal dans lequel s’ouvrent ces avens. Cavités (puits absolument verticaux en inter-strates) qui curieusement dépassent les 100 mètres de profondeur que de quelques dizaines de mètres. Côte de profondeur qui grossièrement correspond curieusement aux galeries de la grotte des Chambrettes n°1.
Question : Pourquoi ces avens verticaux buttent sur des profondeurs identiques… et pourquoi la grotte des Chambrettes se dirige vers le nord a contre pendage de la rampe synclinale dans laquelle elle se trouve et qui apparemment évite anticlinal majeur dans lequel s’ouvre les fameux avens ? (d’après la topo que nous avons).
Autant de questions qui sur le plan géologique montrent qu’il y a quelques chose d’important (un collecteur probablement) d’anormal dans le secteur amont de la partie connue de la résurgence des Fontanilles. Amont sur lequel se localise la grotte des Chambrettes. Grotte de 60 mètres de long dans laquelle les explorateurs précédents (SCAL 1996) signalent la présence d’un petit écoulement. Ecoulement qui si l’on en croit la topo publiée par ce club est orientée plein nord (à contre pendage ?) en direction du terminus de la résurgence des Fontanilles. Encore une aberration géologique !
Résultat de la sortie : Nous n’avons pas hélas retrouvée la grotte n°1 malgré tous les efforts que nous avons prodigué pour l’atteindre. Nous l’avons tout de même localisée après bien des errements dans le secteur sous une barre rocheuse dans laquelle nous n’avons pas pu descendre. Secteur très complexe accidenté par les falaises d’un grand ravin descendant sur le fleuve l’Hérault. Cette grotte se trouvant sur une vire difficilement accessible. Nous savons cependant comment l’atteindre désormais lorsque nous y retournerons.
Pour mémoire rappelons que nous avons exploré il y a quelques mois sur le même contexte la grotte des Fontanilles et l’aven des Fontanilles, cavités situées plus à l’Ouest cependant.
La grotte n°2 est une très belle conduite forcée (1,50m x 1m) au bas d’une falaise qui malheureusement est habitée par une faune de type canidés probablement. Nous n’avons pu de ce fait y pénétrer de peur de déloger le (ou les) occupant (s) et de nous couvrir de puces…
Participants : Jean-Pierre Rouges, Sylvain Noyer, Anthony Mirico, Daniel Caumont
Contexte de la grotte-résurgence des Fontanilles
Nous avons enfin trouvé cette cavité (voir compte-rendu précédent) qui ne se trouve pas dans la barre de rocher où nous pensions qu’elle se situait. Heureusement, car il était anormal qu’une cavité s’ouvre dans une telle structure. Après vérification du pointage que nous avions, mauvais pointage, nous l’avons enfin localisée grâce à un nouveau pointage dans la falaise supérieure juste au-dessus de la grotte n°2 (du Renard. Une certaine logique !. Nous n’étions pas loin de cette dernière lors de la dernière sortie.
Elle s’ouvre par un porche de 2m x 1,50m et au bas d’une falaise qui ceinture partiellement et au premier niveau la rive gauche d’une vaste reculée. A une vingtaine de mètres d’un thalweg que l’on traverse pour y accéder. Une première petite salle (4m x 3m) qui semble avoir été utilisée par un berger se prolonge par une galerie basse de quelques mètres suivis d’une étroiture sévère de 1m de long. Obstacle qui peut être très facilement et rapidement élargie en creusant dans la terre sèche qui en constitue la base. Au-delà de ce passage (coprolithes de Canidés a sa sortie !!!) La galerie se poursuit sur une cinquantaine de mètres avec un ressaut de 2m à descendre un peu glissant. Les proportions augmentent au fur et à mesure du cheminement (1,50 x 2m, puis 3m x 2m). Ce n’est pas grandiose mais on perçoit que cette cavité, très beau conduit d’érosionqui reçoit nombre de ruissellements le long du parcours conduit très probablement vers quelque chose d’important. Au bout des cinquante mètres d’un parcours agréable, on arrive sur une fracture qui tout en barrant l’axe principal de la galerie ouvre à sa base l’orifice d’un puits étroit (0,90 x 1m) N’ayant pas prévu d’agrès ni de corde pour cette cavité décrite par ses précédent explorateurs (SCAL 1996) comme facile nous hésitons à nous engager dans ce puits… Jean-Pierre parvient toutefois a y descendre prudemment de 5 à 6 m pour constater qu’il serait plus efficace, surtout pour s’en extraire, de l’équiper avec une corde. La suite, visible quelques mètres plus bas est une sorte de salle dans l’axe de la galerie, prolongement logique de la cavité. Bien que n’ayant pas atteint le point extrême de cette dernière, ce que nous ferons lors d’une prochaine sortie, nous pensons que cette cavité est intéressante. D’une part, eu égard sa conformation descendante suivant un pendage favorable, et d’autres part en raison de son orientation plein sud c’est-à-dire en direction des cavités verticales importantes signalées dans le précédent compte-rendu.
Sur le chemin du retour, et après avoir repéré en rive droite du cirque un porche de cavité, qu’il faudra voir une fois prochaine, et tout en restant sur la rive gauche nous prospectons une ligne de falaise dans le but de rechercher la grotte du Rabas signalé par Galera dans son inventaire du massif… Sans succès hélas, en raison de la configuration complexe des lieux et de la difficulté à progresser sur un versant envahit de végétation et très pentu.
Participants: Pascal MOUNEYRAT, Membres du SCP (24)
Anniversaire des 70 ans de la découverte de la grotte de Villars (24), par le SCP (24).
Prospection et visite de chantiers en cours...
Parts : Jean Pierre Rouges, Jean-Pierre Blazy, Daniel Caumont
But de la sortie : grottes n°1 des Chambrettes et Baumelles des Chambrettes
Objectifs : Explorer la grotte des Chambrettes n°1 et rechercher en rive droite du ravin des Chambrettes deux porches aperçus à la jumelle lors de la sortie précédente.
RAPPEL : L’intérêt spéléologique de la grotte des Chambrettes n°1 est lié au fait que cette cavité se trouve a moins de 500 mètres du terminus (noyée) de l’importante exsurgence des Fontanilles (2400 mètres de développement). Important réseau qui se dirige vers le sud-sud- est, c’est-à-dire vers un bassin d’alimentation très étendu situé grossièrement entre le « Puech de la Galine » et la plaine des Matelettes ». Un potentiel karstique donc particulièrement important sur lequel sont recensées plus d’une cinquantaine de cavités dont plusieurs dépassent les 100 mètres de profondeur. (Voir Compte-Rendu du 24 Janvier)
Résultat de la sortie :
La cavité est un couloir de 60 mètres de long rampant au départ, conduit bien érodé de 1 à 3 mètres de large et de 1 à 3 m de hauteur par secteurs, de type méandré. Morphologie bien explicite en son extrémité à la faveur d’une descente verticale étroite (base d’un trou de serrure). Le point bas de la cavité en plein pendage sud (35° environ) est occupé par une laisse d’eau non franchissable. A la base du ressaut terminal qui conduit à cette laisse d’eau un petit amont pénétrable très érodé sur 3 à 4m est significatif d’apports de forts ruissellements temporaires. La laisse d’eau sur laquelle butte l’exploration et au-delà de laquelle on ne peut voir de prolongement vu sa configuration d’accès trop étroite présente la conformation d’un petit gour. Un feston de calcite à peine visible et au-delà duquel le conduit doit théoriquement se prolonger, ne permet pas de voir au-delà.
Il est très net que la cavité se poursuit derrière cet obstacle. Certes, sans doute assez étroite au départ mais en conformité avec la tendance générale de son conduit à se développer vers un parcours classique de type méandre. Et, vu le pendage vers une continuité verticale importante.
Travail à effectuer : Il constituerait à élargir le conduit terminal sur deux mètres environ de longueur et en hauteur. Et peut-être qu’avec un seul gros tir sur la paroi de gauche, on pourrait voir ce qui se passe derrière ce gour qui retient en partie les ruissellements qu’il reçoit. Accumulation d’eau qui ne semble pas dépasser la hauteur de 50 cm maximun si l’on en croit l’absence de dépôt ou de niveau caractéristique dans son conduit d’accès. Ceci pouvant expliquer que cette hauteur constitue un seuil de déversement vers la partie aval inconnue du conduit.
Ensuite, nous prospectons la rive droite du ravin des Chambrettes, secteur très scabreux, complexe d’accès et de parcours et dénichons 3 petites cavités (celles aperçus aux jumelles) situées proches les unes des autres (50 mètres environ au total) et correspondant à un même paléo système tronçonné par la surimposition du ravin. Une de ces cavités s’ouvre par un très beau porche surbaissé (4m x 1,50m). Utilisé sans doute en abri de berger. Nous observons en effet qu’un orifice qui perce une paroi a été muré et retrouvons le très classique fragment de poterie type Saint-Jean-de-Fos qui bien souvent confirme l’usage d’une telle conformation de cavité..
Ensuite, la découverte d’un très ancien sentier totalement abandonné et que nous contribuons à débrancher sur quelques dizaines de mètres, nous conduit à dénicher à quelques mètres en contrebas de ce dernier un petit porche de 2m x 1m dans un banc de dolomie prolongé par un boyau terreux de 4 mètres (un peu aéré ?) et au-delà duquel une suite parait possible. Mais, une chauve-souris paisiblement endormi dans ce conduit nous contraint à battre en retraite.
En retournant sous nos pas nous faisons une brève visite au porche de la grotte des Chambrettes n°2 occupé par un (ou plusieurs) renards. Grotte qu’il faudra bien explorer un jour après en avoir poliment et aimablement délogés ses occupants… Mais c’est une autre histoire !.
Rappel : Cette grotte est une très belle conduite forcée (1,50m x 1m) au bas d’une falaise et 25 mètres environ en contrebas de la grotte n°1 des Chambrettes.
Note : Nous avons pointé au GPS toutes ces cavités.
Conclusion : Il me parait nécessaires compte-tenu de l’enjeu que représente le contexte qu’une prochaine visite à la grotte des Chambrettes n°1 soit programmée. En fin d’été à mon avis pour contrôle l’asséchement possible du fameux gour et procéder, si nécessaires, aux tirs d’élargissement.
Parts : Jean Pierre Rouges, Daniel Caumont, Anthony Mirico, Pascal Mouneyrat
Rive Gauche de la Vis (Commune de Gorniès) – Contexte du Serre de Grenouillet
But de la sortie : Poursuite de la désobstruction de l’orifice supérieur de l’évent n°2 du Roucas (dit : diaclase du Doc), orifice nommé Roucas 4
Objectifs : court-circuiter le conduit amont de l’évent n°3 du Roucas afin d’accéder directement au conduit d’alimentation de l’ensemble de ces évents.
Rappel : L’intérêt spéléologique de nos travaux est lié à la présence de la source pérenne du Castellas située 190 mètres au sud-sud-est de ces évents. Ces derniers étant en position de trop plein de cette source. Contexte hydrokarstique de 20 km2 environ.
Résultat de la sortie : Nous avons poursuivi la désobstruction de cet orifice supérieur et progressé en profondeur de 1 mètre environ (7 tirs puissants). Nous ne sommes pas tout à fait au niveau de l’évent n°2 sous-jacent qui a coulé (avec son voisin le n°3) lors des dernières précipitations Cévenoles d’il y a 15 jours. Débit de l’ensemble estimé à 1m3/s. Au fond de l’excavation que nous avons creusée ce jour un gros dépôt de sable dolomitique colmate en partie la suite visible de la cavité qui vraisemblablement s’oriente vers le nord-nord-ouest. Orientation localement favorable au développement de la cavité.
Remarque très importante : La météorologie du jour nous a permis de faire une constatation très importante. Le temps était couvert et la température extérieure variable entre 16 et 22°. 22° le matin et 16° stable l’après-midi. Pas de vent ni quelconque souffle d’air à l’extérieur.
Ces conditions nous ont permis de constater que les 3 orifices du système (évent n°3, n°2 et orifice supérieur n°4, ce dernier en cours de désobstruction) soufflaient un air très humide et régulier à 12°. Aucun échange n’existait entre les différents orifices ce qui n’est pas le cas en régime d’été lorsque le soleil frappe à différentes heures les différents versants du massif du Serre de Grenouillet. Une percée de quelques minutes du soleil à travers la couverture nuageuse nous a permis vers 15h30 de constater l’aspiration des gaz de tirs durant quelques minutes avec retour à la normale dès la disparition de ce dernier.
Explication : En régime d’été, l’ensoleillement des versants selon les heures de la journée et parfois le vent ambiant perturbent le courant d’air de réseau de la cavité créant des échanges d’air entre les différents orifices. Ces derniers tantôt soufflant, tantôt aspirant. D’où les confusions et les incertitudes que nous évoquions quant à la relation de cet ensemble d’évent avec un quelconque réseau. Et ceci malgré leur activité d’exhaure en période de hautes eaux particulièrement éloquente !
Conclusion : L’observation de ce jour nous as permis de nous conforter dans notre démarche et de nous assurer que nous ne creusons pas pour rien et qu’il faut à tout prix persévérer.
Ces évents donnant bien accès au réseau que nous convoitons depuis plusieurs mois. Il n’y a plus aucun doute. Reste à savoir si le conduit d’exhaure qui devrait nous conduire au drain principal qui alimente la source du Castellas sera facilement pénétrable ? Les prochaines sorties devraient nous renseigner à ce sujet. Le débit de l’ensemble lors des dernières crues étant relativement convainquant…
Participants : Pascal Mouneryrat, Jean-Pierre Rouges, Anthony Mirico, Daniel Caumont.
Nous revenons à ce chantier suite aux crues exceptionnelles du week-end dernier (23-24 mars) épisode Cévenol qui a vu deux jours complet de précipitations sur le causse de Blandas et son extension méridionale constituée par le Serre de Grenouillet.
Les évents du Roucas ont tous les deux résurgé avec force. La source du Castellas débitait environ 1m3 par seconde lors de cette crue. Eau légèrement trouble. Cet été, au plus fort de la sécheresse cette source ne débitait que quelques 10l/s. Débit régulier constant.
De très belles videos de ces mises en charge ont été effectuée par Anthony qui s’est rendu sur les lieux durant la crue, une bonne initiative de sa part.
Ce jour, nous trouvons l’eau présente à -2 dans l’évent n°3 et absente dans l’évent supérieur n°4 dont nous avons attaqué la désobstruction il y a quelques mois. Cette observation semble confirmer que la partie basse de l’évent n°3 (au niveau de la guillotine) est une cuvette qui reste en eaux quelques temps avant de s’assécher complètement.
Plusieurs tirs importants pour agrandir le conduit précédemment creusé dans une roche toujours très compacte et dure nous ont permis de progresser d’environ deux mètres en suivant l’axe d’une fracturation plein nord. Des tirs de conforts qui permettent maintenant de voir la continuation sur plusieurs mètres. Continuation apparemment pénétrable sans travaux d’élargissement sauf ceux qui devraient permettre d’accéder aisément au conduit que l’on voit. Une strate en travers obstrue et masque une partie du champ de vision.
Pas de courant d’air ce jour ce qui est compréhensible. Temps couvert. Le niveau de la nappe étant
très haute explique ce défaut de courant d’air. Il fallait attendre environ un quart d’heure pour que l’évacuation des gazs se fasse ce qui n’a perturbé en rien les travaux. Travaux qui en autre ont permis de retirer quelques bidons de sable dolomitique accumulé dans la partie basse du conduit creusé.
Nous avons bon espoir de « passer » à la prochaine séance et au moins sur les cinq à six mètres que l’on voit.
Au-delà c’est l’inconnu !. Nous sommes sur la bonne voie.
Note : Il serait intéressant à la prochaine crue de faire des vérifications de température de l’eau juste
à la sortie des évents et ensuite à la source au niveau de sa sortie du tambour de machine à laver. Et peut- être même d’injecter dans le plan d’eau dormant (après crue) de l’évent n°3 un peu de fluorescéine.
Une expérience qui permettrait de vérifier si ces évents constituent des cuvettes suspendues au-dessus du trajet principal de la source ou bien si la nappe qui remonte vers ces derniers lors des crues redescend (action de retrait) ensuite vers la source… En auquel cas cette dernière serait colorée, ce qui nous conforterai dans nos hypothèses. Le problème c’est qu’il faut que ces conditions soient requises et que nous soyons sur place au bon moment. Ce qui n’est pas évident. A surveiller donc.
Juste une petite précision sur les noms pour corriger. Historiquement il y a 20 ans Daniel avait nommé le n° 3, n°2 puis n° 1 , peu importe...
Pour garder une logique sur nos publications déjà éffectuées sur notre blog et autre la numérotation est la suivante.
Event du Roucas N° 1 : Celui du Pont
Event du Roucas N° 2 : Celui du Doc
Event du Roucas N° 3 : Celui ou on a désobstrué sur 35 m
Event du Roucas N° 4 : Celui au-dessus du Doc
Participants : Pascal Mouneryrat, Jean-Pierre Rouges, Anthony Mirico, Daniel Caumont.
Le gros tir effectué lors de la dernière séance du 29 mars a permis de dégager ce qui est exceptionnel plus de 1m3 de très gros blocs et autres cailloutis. La roche étant très dure et compacte favorise ces tirs qui ne fusent pas contrairement à certains calcaires feuilletés. Ici, nous sommes dans l’hettangien bien massif et minéralisé.
Hélas. La continuation que nous avions entre-aperçue avant ce tir et qui est désormais largement pénétrable désormais nous donne accès au bout de 4 mètres à ce que nous redoutions, c’est-à-dire au terminus de la partie connue des 35 mètres de l’évent voisin !
Grosse déception bien entendu. D’autant que ce jour l’évent en question est toujours occupée a -2 par l’eau dont le niveau n’a pas baissé depuis notre sortie précédente. Aucun courant d’air n’est perceptible ce qui nous permet pas d’insister a la recherche d’une éventuelle continuation.
Courant d’air qui sans nul doute ne pourra être vraisemblablement que le seul guide pour nous permettre de dénicher « enfin » d’où provient l’eau qui alimente cet évent et surtout son gros débit en crue. Un mystère. On a du mal à croire que ce débit impressionnant provienne que des fissures qui çà et là hachurent la cavité. Va falloir tout revoir mètre par mètre entre les deux cavités.
Cette pénétration insolite par cette nouvelle entrée nous permet de retrouver sur la droite la fameuse trémie remontante autrefois entre-aperçue qui est obstruée par de la terre issue de la surface. On ne voit pas de suite apparente à ce niveau.
Nous quittons les lieux vers 15h estimant qu’il faut attendre la baisse du niveau de l’eau qui occupe la partie basse de la cavité, c’est-à-dire un ou deux mois peut être avant de poursuivre ce chantier qui reste prometteur lorsqu’on en aura trouvé la clé. Elle existe quelque part !.
Parts : Jean Pierre Rouges, Anthony Mirico, Pascal Mouneyrat, Sylvain Noyer, Daniel Caumont.
Massif de la Selette (Commune de Puéchabon) – Contexte des Chambrettes. But de la sortie : Désobstruction des trous-souffleur du Rabas 1 et 2 (Lézard)
Rappel : L’intérêt spéléologique est lié au fait que ce trou-souffleur se trouve sur le contexte précédemment décrit (que nous appelons : système des Cambrettes). Voir compte-rendu du 24 Février.
Les grottes du Rabas 1 et 2 précédemment explorées situées en contrehaut du trou-souffleur du Rabas se trouvent en sommet d’une barre de falaises (cote 360) dans la couronne supérieure du massif. Bien que haut perchées elles présentent de par leur situation et surtout le pendage dans lequel elles se développent des possibilités de relation vers un collecteur (hypothétique) de la grotte-exsurgence des Fontanilles. Cavité dont le terminus provisoire connu (siphon amont extrême) est situé quelques 800 mètres à l’Est.
De nombreux avens de plus de 100 mètres de profondeur se développent à 500 mètres (avens Claude, du Signal de Puéchabon n°1, du Dolmen 1 etc..) à l’Est et au sud de cet ensemble de cavités de falaises. Ces derniers sont verticalement creusés dans une structure anticlinale qui surmonte les assises (Bathonien) du massif empruntée à la côte NGF 80 par les galeries de la résurgence des Fontanilles. Une structure géologique particulière intéressante qui pourrait être à l’origine d’un important réseau au point de contact des deux structures géologiques.
Pour atteindre cette zone potentiellement karstifiée, explorer en détail les cavités qui environnent cette structure et qui s’en rapproche est le but que nous nous sommes fixé. Les explorations de la grotte des Chambrettes et 1 et 2 du Rabas rentrant dans ce cadre.
Résultat de la sortie : Le trou souffleur du Rabas (ou du Lézard) est un boyau bien karstifié impénétrable localisé à quelques 50 mètres au sud-sud-ouest de la grotte n°1 du Rabas et 25 mètres en contrebas sur un replat intermédiaire d’un niveau de falaises crantées. Ce dernier dégage un courant d’air régulier à 13° très humide !. Un indice favorable.
Sa désobstruction cependant très difficile en raison de la nature feuilletée du calcaire marneux qui constitue la strate calcaire de petite falaise dans laquelle il s’ouvre n’a pas facilité les tirs à l’explosif. Une ouverture sur 1,50 mètre environ a permis de mettre en évidence un boyau érodé de 5 à 6 mètres de long environ malheureusement impénétrable (0,40m x 0,25m en moyenne).
Ne pouvant continuer à ouvrir cette cavité, nous avons attaqué 5 mètres à côté un autre orifice de même type un peu plus conséquent et aussi développé dans lequel poussait à l’entrée une très grosse branche de chêne. Un plancher de calcite à désobstruer gène la progression.
Il sera sans doute possible si nous persistons à désobstruer ce dernier dont l’extrémité au bout de 5 mètres semble pénétrable, de trouver une suite à ces deux cavités qui avec les grottes du Rabas constituent de toute évidence le même complexe. L’ensemble aboutissant sur un seuil et unique conduit qui reste à découvrir en insistant. Il faudra cependant de la persévérance.
Participants: Pascal Mouneyrat, Sylvie Mouneyrat
Objectif : Portage de matériel TPST: 2h
Une sortie pour porter les cordes et amarrages pour alléger le poids des sorties désobstruction futures. Avec la chaleur du jour, le trou soufflait assez fort....
Arrêt au "Lou Régalido" chez la nouvelle équipe, en ce dimanche d'avril, pour nous restaurer et boire une bonne bière brune venant de la "Brasserie de la Séranne" que je recommande...
Participants: Pascal Mouneyrat
Objectif : Galerie O.M TPST: 5h
Une sortie pour reprise de la désobstruction en 2024....
Avec les bourrasques de vent du jour, le trou était ventilé à l'entrée du trou mais au fond rien, pas de courant d'air.... Forage sur 1 mètre et tir au CD, donc un gros tire de type AZF.... Comme on peut le voir le forage se fait allongé dans l'eau !!!
Avant le tir je test le CO et le CO2 avec mes analyseurs de gaz... Après le gros tir en CO j'étais environ a 100 ppm et pour le CO2 vers 400 ppm. Pour le CO la valeur limite est de 200 ppm et pour le CO2 c'est 800 ppm.
Malgré les relevés acceptables je décide de ne pas refaire de tir...
Parts : Jean Pierre Rouges, Anthony Mirico, Daniel Caumont.
Massif de la Selette (Commune de Puéchabon) – Contexte des Chambrettes. But de la sortie : Désobstruction des trous-souffleur du Rabas 2 (Lézard)
Vent assez fort ce jour. Le Trou-souffleur du Rabas (Lézard n°1) dont nous avions en partie obturée l’entrée souffle régulièrement chaud et humide à travers les pierres comme les fois précédentes et cela malgré notre tentative d’obstruction partielle.
Le but de la journée est de poursuivre la désobstruction de l’entrée n°2 située à 5 mètres du Trou-Souffleur du Rabas (Lézard 1)
Une dizaine de tirs dans les strates au sein desquelles est creusé le méandre de cette cavité ont permis de progresser de 3 mètres environ (Ramping incommode toutefois). Tous les tirs ont très bien fonctionné. L’usage de la barre à mine a été aussi fort utile pour extraire la roche brisée ainsi que le râteau de Lidl !
Gros problème cependant à prendre en considération quant à l’usage de la barre à mine. A la suite des frappes au marteau sur cet outil, une ébarbure métallique est venue se loger en force dans l’avant-bras d’Anthony. A l’heure où sont rédigées ces lignes Anthony a subi une intervention chirurgicale pour extraire cette ébarbure (petit bout de métal) logé dans son bras ! Nous lui souhaitons de se rétablir au plus vite de cet incident et de se ménager avant son retour parmi nous. Porter des lunettes de protection lors de ce type de travail pourrait éviter le pire c’est-à-dire la perte d’un œil ! Et oui, on pourrait imaginer le pire pour cet incident.
Résultats de la désobstruction : Progression de 3 mètres dans un boyau élargie (sur 1m de haut x 0,70m de large environ) environ au-delà duquel on visualise un prolongement de même type méandré dans le sens de la hauteur (plus haut que large) sur plus de 3 mètres encore avec des proportions semble t’-il plus favorables. La prochaine séance devait être décisive sur la pénétrabilité de cette cavité.
Avant de commencer les travaux nous avons prospecté à quelques 500 mètres à l’est (axe de notre supposé tracé karstique) sur le massif a la recherche d’un aven (aven du Hasard) qui nous a été indiqué par un autochtone. Nous avons retrouvé cet aven qu’il faudra descendre.
Participants: Pascal Mouneyrat
Objectif : Portage de matériel au fond et reprise de la désob TPST: 7h
Après un équipement rapide et quelques photos pour faire des poses, me voici dans le dur avec mes 2 kits et les nombreux passages étroits à négocier. Il faut une bonne heure pour arriver au "Y " avec les charges du jour...
J'ai apporté du lourd aussi pour faire les tirs. Il est difficile d'aller forer avec la mèche de 1 m, surtout quand on a le coté dans une grosse flaque bien boueuse... Mise en place des gaines et du souffleur, puis deux tirs ce jour avec évacuation des déblais...
Participants: Pascal Mouneyrat
Objectif : Portage de matériel TPST: 5h
Une sortie pour continuer la désob du lundi avec 2 gros tirs d'élargissement pour faciliter la suite. je suis toujours a 2 mètres du virage a gauche... Toujours de l'eau bien désagréable pour effectuer les forages. Nettoyage des déblais a faire la prochaine fois, car ça caille !
Parts : Jean Pierre Rouges, Anthony Mirico, Daniel Caumont.
Massif de la Selette (Commune de Puéchabon) – Contexte des Chambrettes.
But de la sortie : Poursuite de la désobstruction des trous-souffleur du Rabas 2 (Lézard)
Une dizaine de tirs dans les strates et sur le plancher calcité du méandre d’accès à cette cavité ont permis d’agrandir en largeur et hauteur les 3 mètres creusés lors des sorties précédentes. Il s’agissait donc pour cette sortie d’aménager des conditions de progression dans ce méandre afin d’en poursuivre plus aisément la désobstruction. La roche étant bien franche et compacte tous les tirs ont donné de bons résultats.
Le point atteint maximum est à environ 4 mètres de l’entrée. A ce niveau le méandre se poursuit encore visible sur 3 bons mètres. Ce qui est visible n’est pas très encourageant car toujours étroit apparemment. Sauf que ce dernier s’oriente semble-t-il vers la gauche empêchant toute visibilité au-delà. Ce coude à gauche est intéressant car dans la bonne direction pour trouver rapidement le point de jonction entre les deux cavités qui sans doute et c’est à espérer doit donner dans un conduit unique plus large.
Note : Courant d’air toujours présent et régulier ce jour perturbé cependant par quelques rafales rentrantes du vent du nord. La cavité étant exposé plein nord !.
Anthony a expérimenté à l’aide d’une canne à pêche télescopique une prise de vue vidéo de l’extrémité du méandre avec son smartphone. Les résultats ne sont pas probants toujours à cause du problème d’échelle de la prise de vue.
Participants: Pascal Mouneyrat
Objectif : Portage de matériel TPST: 6h
Une sortie pour enlever les nombreux délais présent dans la galerie. Grosse galère du jour avec les flaques qui remplissent la galerie, trop trempe je décide de faire une pose jusqu'à fin juin, pour que le courant d'air de l'été sèche cette galerie. Le trou ne soufflait pas ce jour....
Parts : Anthony Mirico, Daniel Caumont
Massif de la Selette (Commune de Viols-le-Fort) – Secteur de Maure But de la sortie : Prospection – Recherche de cavités
Compte-tenu que l’effectif est réduit ce jour nous décidons de porter notre activité de prospection à la recherche de cavités situées dans le secteur dit de « Maure » secteur qui nous devions nous en rendre compte sur place est en partie dans une chasse privée très organisée. La chasse étant fermée nous avons pu évoluer en toute sécurité.
Le but était de retrouver les avens n°1 et n°2 de Maure ainsi que l’aven Sylvie du Col de Maure.
Ce secteur de la Selette a été choisi pour complémenter l’étude des cavités de l’anticlinal de Viols-le-Fort sur lequel et dans le même axe ces cavités sont positionnées ainsi que celles du Signal de Puéchabon (plusieurs avens dépassant la profondeur des cent mètres – voir CR précédents).
L’anticlinal de Viols-le-Fort n’est ni plus ni moins le prolongement Ouest de la structure redressée du Pic Saint-Loup. Structure peu évidente visuellement en raison de la végétation dense et de l’érosion au niveau du massif de la Selette.
C’est à l’extrémité de cette importante manifestation géologique et sur le versant du fleuve Hérault que se trouvent curieusement la grotte des Chambrettes, les grottes du Rabas le Trou- Souffleur du Lézard.
Le but de nos explorations étant d’accéder au réseau amont de la résurgence des Fontanilles au point où ses galeries qui prennent la bonne direction vont rencontrer cette structure géologique. Vu la complexité de cette confrontation, il est possible qu’un collecteur permette de pénétrer ce réseau dont on ne sait pas grand-chose sur le bassin d’alimentation. Sauf qu’il est probablement très étendu vers Viols-le-Fort sans doute dans l’axe du fameux anticlinal.
Résultats : Nous avons trouvé l’aven Sylvie du Col de Maure et l’aven du pli de Maure (à ouvrir) mais pas le n°2 de Maure à cause de la densité du bartas. Visibilité nulle à moins de 10 mètres. Les entrées des avens étant tout de même importantes.
Ces cavités n’ont pas été revisitées depuis de très nombreuses années. Il faudra les explorer en détail.
Parts : Jean Pierre Rouges, Anthony Mirico, Daniel Caumont.
Massif de la Selette (Commune de Puéchabon) – Contexte des Chambrettes.
But de la sortie : Poursuite de la désobstruction des trous-souffleur du Rabas 2 (Lézard)
Une douzaine de tirs efficaces par notre maitre artificier Jean-Pierre dans les strates du méandre de cette cavité ont permis d’élargir et d’avancer de deux bons mètres. Deux bons mètres en rampant de plus sur les 3 déjà creusés, plus faciles désormais de progression que lors des sorties précédentes. A tel point que la prochaine sortie sera décisive. Elle permettra enfin d’accéder (probablement 2 ou 3 tirs de confort encore à faire) au ressaut que l’on voit 2 mètres plus loin, ressaut qui est largement pénétrable et qui au jet de pierre donne accès à la suite de la cavité. On entend les pierres descendre de quelques mètres !
Sera-t-elle généreuse cette continuation ou ridicule, on n’en sait rien pour l’instant. Le suspense demeure.
Ce que l’on aperçoit à 2 mètres face à soi est une paroi qui semble être celle de la cavité inférieure par laquelle est perceptible le courant d’air à 13° très humide. Le ressaut pourrait être le point de convergence des deux conduits ce qui augure une conduite sans doute pénétrable. De toute façon le courant d’air sera le guide habituel pour poursuivre notre quête...
. .. . .
Parts : Jean Pierre Rouges, Daniel Caumont, Pascal Mouneyrat
Monts de Saint-Guilhem le Désert (commune de Montpeyroux) But de la sortie : Exploration de l’aven Lilo (ou grotte ?) (*).
Nous mettons en stand bye exceptionnellement de Trou Souffleur du Rabas pour cette sortie.
Objectif : Explorer cette cavité découverte le Dimanche 2 juin par Daniel Caumont, 700 mètres au nord de la bien connue grotte des Fées, en bordure d’une piste et en rive droite du ravin du Joncas. Une cavité vraisemblablement ouverte lors des fortes précipitations qui ont affectés la région ce printemps. Un bouchon terreux ayant été très certainement entraîné à l’intérieur.
Cette cavité n’étant pas visible lors de nos forts nombreux passages précédents sur cette piste.
L’entrée s’ouvre à la base même d’un plan de faille d’orientation Nord-Sud marqué par un miroir de faille qui a résisté à l’érosion et qui est bien visible en contrehaut de l’orifice. Quelques concrétions poussent sur ce dernier qui plonge selon un plan très incliné sur 4 mètres environ. Nous avons dû briser des concrétions pour pouvoir nous introduire dans la cavité dans laquelle apparemment personne n’est vraisemblablement descendu ! A cette profondeur la cavité se développe vers le sud par une petite galerie totalement impénétrable et concrétionnée. On aperçoit au-delà de 5 mètres environ un prolongement de cette dernière, apparemment du même gabarit.
Jugeant de l’intérêt de cette cavité eu égard son ouverture sur un accident nous avons décidé de l’attaquer. Cette dernière se prolongeant inévitablement en profondeur selon cette structure.
Pour ce faire, nous avons décidé de creuser à l’explosif au bas même de l’entrée en direction du plan de faille distant de 1,50 mètres et dans lequel selon son plan incliné un départ plonge en profondeur. Des pierres jetées ont attesté une descente de quelques mètres. Nous avons effectué un travail d’élargissement qui permet de se rapprocher d’un départ comblé de blocs par les premiers tirs d’aisance. Avant de quitter la cavité nous avons procédé à des tirs qui devraient permettre à la prochaine incursion de pouvoir retirer les blocs qui obstruent ce départ et de juger de la suite à donner.
Participants: Jean Pierre Rouges, Daniel Caumont
Objectif : Repérage TPST: 4h
Mission accomplie. L'approche par le sentier que tu as commencé à tracer n'est pas bonne. Nous l'avons abandonnée car trop scabreuse au passage du ravin et un bartas ensuite fait de salsepareille inextricable épouvantable. Impossible de progresser. Nous avons ouvert un sentier directement dans le pli du ravin a partir du bas jusqu'au point de balise. C'était la solution la plus logique et la plus rapide. Sauf que ça reste hard quand même au niveau de la marche pour quelqu'un qui n'est pas habitué. Le point de balise est dans un secteur claffi de salsepareille. Nous avons un peu nettoyé mais il faudra encore nettoyer pour se déplacer sur place avec la balise. C'est faisable. Il faut être trois au moins bons marcheurs pour charrier le matos sur place. L'arrivée sur les lieux est très pentue...
Participants: Daniel Chailloux, Daniel Caumont
Objectif : Repérage et positionnement de la topo TPST: 6h
La prochaine fois il faudra monter un peu plus haut dans la pente. Nous étions à l'altitude de 171 m. Il faut être à 189 m (18 mètres de plus en altitude) et à environ 40 à 50 mètres de notre point de ce week-end.
Tout est dit sur la photo aérienne Google Earth qui donne la position initiale de la topographie (en rouge) et la position recalée après triangulation du 15 juin 2024 (en vert). J'ai appliqué une rotation de 10°.
Les coordonnées géographiques relevées au GPS Différentiel sont excellentes. La distance mesurée sur le terrain au décamètre est de 11,18 mètres. La même mesurée sur Google Earth est de 11,40 m.
Les azimuts relevés avec la boussole du smartphone donnent respectivement 74° pour la Station Point Nord et 63° pour la Station Point Sud. La convergence des deux azimuts nous donne le point Ground Zero (G.Z.), l'aplomb de la balise à une altitude de 189 m relevé sur la photo aérienne Google Earth.
Ces résultats très intéressants et précis vont me permettre de rédiger un rapport plus complet et explicite de la journée Plongée, Topographie, Radiolocalisation, Bartassage et triangulation. Nous n'avons pas perdu notre temps.
Gardons le moral !
Participants: Anthony Mirico, Daniel Caumont
Objectif : Prospection. TPST: 5h
Causse de la Celle (contexte karstique de Mastarguet) (Commune de Brissac)
But de la sortie : Prospection – Recherche de l’aven de Mastarguet et première approche du contexte karstique de Mastarguet (voir carte ci-joint)
Compte-tenu que notre effectif est réduit ce jour pour poursuivre les chantiers de désobstruction en cours nous décidons de porter notre journée sur la recherche de l’aven de Mastarguet, cavité peu connue située sur le plateau de Mastarguet qui est une extension nord du causse de la Celle située en rive gauche de la Buèges.
L’aven de Mastarguet est la seule cavité connue de ce secteur de 6 km2 environ, bien placée à moins de 1000 m au nord de la source pérenne d’Embougette et de son trop plein de proximité dont avons entamé la désobstruction en 2022. L’observation de cette source cette année suite à d’importants épisodes Cévenols nous ont permis de constater son important débit en crue (1m3 environ) ce qui est loin d’être négligeable pour le secteur drainé.
Résultats : Nous avons facilement retrouvée cette cavité car cette dernière est située sur un plan largement déboisée et légèrement déversant. Son modeste orifice de 0,90m x 0,80m environ s’ouvre a même les strates fortement inclinées d’une zone anticlinale d’orientation grossièrement Nord-Sud, structure pile poil dans l’axe de la source d’Embougette. A croire que cet anticlinal joue un rôle de drain vers cette source ? Source, qui il est bon de le préciser, au lieu de résurger facilement en bordure de l’Hérault dont la rive est toute proche (500 m environ à l’Est) est allé chercher 1200 mètres plus loin au Sud, la rive droite de la rivière Buèges non loin de sa confluence avec l’Hérault (au pont d’Embougette).
Il est fort probable que l’anticlinal en question ne soit pas pour rien à cette destination pour le moins anormale.
Sans trop vouloir vendre la peau de l’Ours avant de l’avoir tué, il ne serait pas anormal que la source d’Embougette soit tout simplement la sortie pérenne de l’exsurgence bien connue de l’Avencas, exutoire de trop plein de 1600 mètres de développement à gros débit temporaire situé 1900 mètres au Nord-Nord-Est. Il y aurait là un bel ensemble karstique à mettre en évidence et à corréler en matière d’exploration avec le drain de la source d’Embougette. Les deux exutoires (Embougette et Avencas) se disputant à mon avis le même bassin d’alimentation amont.
Au retour, comme nous avions le temps, nous sommes passés à la source d’Embougette qu’Anthony ne connaissait pas. Débit ce jour des deux griffons de cette sources : 150 l/s environ. Des traces de crues évidentes du trop-plein dont il faut poursuivre la désobstruction sont à noter.
Pas de courant d’air a ce dernier ce qui est compréhensible vu le débit de la source.
La Buèges quant à elle (à 15 mètres du trop-plein) coulait à environ 700-800 l/s, ce qui est rarissime près de son embouchure avec l’Hérault en cette période de l’année. Elle est en général asséchée par des pertes en amont (perte du Chaudron et perte de Boisseron).
A suivre.
Note : Journée étouffante, chaleur lourde, insupportable. Ciel couvert menaçant. Transpiration et… tiques énormes.
Participants : Jean-Yves Bigot, Claude Viladomat, Daniel Caumont Monts de Saint-Guilhem le Désert (commune de Montpeyroux)
But de la sortie : Deuxième séance à la grotte Lilo (voir CR du 05 juin)
Claude Viladomat en tant que dynamiteur prenant le relais de Pascal sur ce chantier (Pascal étant quelques jours en Dordogne et Anthony Mirico indisponible ce jour, Jean-Pierre Rouges en voyage) décide de ne point poursuivre la désobstruction à l’endroit où nous avons fait le gros tir lors de la sortie précédente. Il rouspète ! Il rouspète !
Nous procédons au déblaiement vers la surface des nombreux blocs relatifs à ces tirs.
Un peu désemparé par cette décision et après un nettoyage complet des résidus épars des tirs précédents de Pascal l’initiative prise par Jean-Yves de creuser dans le départ de la petite galerie dans laquelle on perçoit un prolongement le long et dans l’axe sud du plan de faille, relance le chantier.
Une désobstruction que nous estimions très difficile lors de la sortie précédente en raison d’une carapace de calcite que nous pensions bien ancrée dans la roche mère, donc difficile à éliminer y compris avec des tirs.
Après une bonne heure de travail au burin marteau et au pied de biche, travaillant chacun à tour de rôle nous découvrons que cette dernière repose non pas sur la roche mère mais sur un substrat de grésou à texture argileuse. Ceci permettant en sapant ce substrat de pouvoir décoller la fameuse carapace de calcite qui effectivement finit par céder sur 1 mètre en la soulevant au pied de biche.
Un tel travail effectué énergiquement permet de gagner un bon mètre donc, et surtout de voir ce qu’il était impossible de voir précisément avant ce travail, c’est-à-dire le prolongement plongeant du plan de faille au-delà, sur 5 à 6 mètres environ. Le conduit parait pénétrable en
son extrémité, mais il faudra faire plusieurs tirs tout de même pour élargir l’étroiture chargée en concrétions qui y donne accès. Cela ne parait pas être un gros travail. Une bonne séance devrait suffire.
Pour ce faire et pour faciliter ces tirs nécessaires il faudra toutefois lors de la prochaine sortie continuer à creuser un peu en profondeur dans le substrat de grésou sur le mètre gagné afin de pouvoir effectuer le percement des trous de mine avec plus d’aisance.
Note : Il n’y avait pas de courant d’air notable repérable à l’entrée et au fond de la cavité ce jour. Sauf que dans cette dernière la fraicheur (13°) typique est ressentie. Vers 16h30, la cavité montrait quelques volutes d’aspiration comme lors de la précédente sortie. Le soleil ne frappant plus à l’extérieur le plan de faille.
Participants : Pascal Mouneyrat, Anthony Mirico, Jean-Pierre Blazy, Daniel Caumont Monts de Saint-Guilhem le Désert (commune de Montpeyroux)
But de la sortie : Troisième séance à la grotte Lilo (voir CR du 05 et 26 juin)
Poursuite de la désobstruction dans l’agrégat de calcite et d’argile afin d’agrandir au sol le réduit au-delà duquel on visualise le prolongement de la cavité. Prolongement que l’on voit bien en se plaçant sur le dos et non tête la première. Cette position sur le dos permet un champ de vision sur 5 bons mètres environ apparemment pénétrable en ramping. Au-delà, une pierre jetée avec force descend apparemment de quelques mètres pour aboutir (au son) sur un sol plat !
Pascal prend le relais de Pascal et effectue plusieurs tirs. Un tir sur le plancher calcité et ensuite plusieurs sur la paroi de droite. Certains tirs fonctionnent bien, d’autres fusent en raison de la nature de la calcite. Malgré ce travail il n’est pas possible de franchir le passage au-delà duquel il semble que l’on puisse progresser sans désobstruction.
Note : Vent violent à l’extérieur ce jour par rafales. Un peu d’air soufflant au fond de la cavité le matin. Nous avons sorti une dizaine de bidons de déblais.
Parts : Jean Pierre Rouges, Daniel Caumont (le reste de l’équipe étant ce jour indisponible) Monts de Saint-Guilhem le Désert (commune de Montpeyroux)
But de la sortie : Exploration de l’aven Lilo (ou grotte ?)
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Nous poursuivons la désobstruction entreprise lors des sorties précédentes. Le but étant d’élargir une étroiture permettant de pénétrer dans un prolongement visible de la cavité. Une étroiture coriace en raison de la nature de la roche constituée par un agrégat de placages de concrétions et d’argile mêlée. Les tirs effectués n’ayant aucun effet sur ce type de support nous avons été obligés de poursuivre l’élargissement au marteau et au burin. Travail effectué dans des conditions peu confortables malgré les travaux effectués lors des sorties précédentes. Plus de trois heures d’un travail carrément chirurgical permettant de réduire les dimensions du pertuis n’a pas permis hélas d’en venir à bout. Et c’est un peu dépité que nous quittons les lieux vers 17h après avoir tout de même entre aperçu le prolongement convoité de la cavité.
Une sorte de diaclase de 0,80m en largeur maximun plongeante visible sur 4 à 5 mètres en longueur environ vraisemblablement pénétrable qui en fait n’est autre que la suite en profondeur du plan de faille de l’entrée. On discerne difficilement le point bas de cette diaclase qui au niveau et à l’aplomb de l’étroiture d’accès, c’est-à-dire a l’opposé de l’extrémité visible de la diaclase semble donner accès 2 ou 3 m en contrebas à un plancher relativement plat (son très net de plancher). Prochaine sortie décisive.
Participants : Sylvie Mouneyrat, Pascal Mouneyrat
La veille, repas à Saint Jean de Fos et bivouac devant le trou après le feu d'artifice...
Le 14, Grosse opération d’élargissement pour le futur de la désob (6 tirs laissé en place pour la prochaine sortie)
Participants : Jean-Pierre Rouges, Daniel Caumont, Pascal Mouneyrat)
Evacuation des gros tirs de la séance de Sylvie et Pascal, visite surprise des deux frères POUJET...
Cela avance mais ce ne sera pas suffisamment élargi pour passer ce jour !
Participants: Pascal Mouneyrat
Objectif : Portage de matériel TPST: 5h
Une sortie pour enlever les nombreux délais présent dans la galerie. Un gros tir et petit gazage...
Participants : Jean-Pierre Rouges, Daniel Caumont.
Malgré les deux sorties de désobstruction précédente, l’étroiture coriace de – 4 de cette cavité ne veut pas céder. A croire qu’elle cache quelque chose d’important. Sa partie gauche ne peut être en effet grignotée qu’au marteau ou au burin. Celle-ci est constituée par un agrégat de calcite de cailloutis et d’argile. Aucun tir n’ayant de prise dessus. Il s’agit en fait d’un conglomérat de brèche de faille. Ce qui est normal et confirme bien que nous sommes sur un accident tectonique. Bien que non porté sur la carte géologique, il existe bel et bien !
La partie droite de cette étroiture, bien que dans la roche compacte à première vue, est moins béchique mais constituée par des plaquages d’argile et de calcite. Entre ces diverses couches nombre de tirs fusent allégrement.
Bien que très agrandie par les travaux de sorties précédentes, ce qui n’est pas suffisant, cette étroiture ne peut être franchie facilement. Car, pour corser le tout celle-ci donne directement sur une étroiture verticale (sorte de boite aux lettres) dans laquelle il est impossible de s’engager sans risquer de glisser quelques mètres plus bas sans pouvoir s’agripper a quelconque aspérité. Sans compter que pour remonter, rien ne permet de dire que ce soit possible.
Nous sommes que deux opérateurs ce jour, Jean-Pierre Rouges et moi-même munis de la perforatrice d’Anthony équipée cette fois-ci en marteau perforateur. Fonction très utile et performante qui nous permet de gagner quelques cm sur la gauche de l’étroiture. Travail pénible s’il en est pendant plus de deux heures (à tour de rôle heureusement) mais nécessaire.
Ensuite, plusieurs tirs dont un particulièrement efficace au plancher nous ont permis de gagner quelques 15cm précieux en profondeur. Si précieux qu’il est désormais possible de s’engager correctement dans cet obstacle tout en se glissant vers le fond pour s’introduire ensuite dans la partie visible sur 4 mètres environ. Suite verticale pénétrable qui donne sur un sol semble t’il plat, base du plan de faille à partir duquel la cavité est creusée. On entrevoit ce dernier se prolonger au-delà, sans être sûr cependant que la suite soit aisément pénétrable.
Sauf que pour être en sécurité pour effectuer cette opération de descente verticale il manque une bonne prise de pied.
Une solution qui pourra être apportée lors de la prochaine sortie par la désobstruction d’un rognon de calcite sur la paroi droite, aspérité gênante y compris visuellement, qui une fois éliminée permettra de s’engager plus facilement dans cet obstacle vertical.
Remarques : Cette cavité nous tiens en haleine et nous pose quelques problèmes. Au cours des diverses sorties (plus de 6 à présent) nous avons pu faire les constations suivantes. Au niveau du courant d’air par exemple, élément majeur d’une possible liaison de la cavité avec un quelconque réseau. Ce dernier est insignifiant en particulier le matin lorsque l’entrée de la cavité est chauffée par le soleil. Les gaz de tirs ont des difficultés à s’évacuer. Par contre, en milieu d’après-midi vers 15h environ, l’entrée étant à l’ombre, une légère aspiration évacue les gaz très rapidement.
Ce jour, la température extérieure était de 36° au soleil et de 16° au bas du ressaut d’entrée (vers -4 environ). Et l’humidité de 90% au niveau de l’étroiture où quelques points de condensation sont visibles.
Ce qui est sûr c’est que nous n’avons pas affaire à une cavité classique d’érosion bien que le plan de faille en surface montre quelques anciennes formes. Il s’agit d’une cavité tectonique dont la seule possibilité de pénétration est de suivre le plan de faille. Est t-il suffisamment large pour être pénétré en profondeur, là est la question.
On devrait en savoir plus lors de la prochaine sortie.
Participants : Jean-Pierre Rouges, Daniel Caumont, Pascal Mouneyrat
Un tir double effectué sur la paroi de droite de la boite aux lettres qui fait suite à l’étroiture coriace qui a nécessité plusieurs séances de travail nous permet (enfin !) de descendre un peu plus bas dans la cavité. Pas très bas, hélas, deux mètres de plus, ce qui n’est pas franchement terrible. Nous sommes toujours dans la fracture tectonique avec un amont et un aval bien visible. L’aval, vers le sud peut être décrit comme un pincement de la fracture, pincement impénétrable sans intérêt évident. Par contre, vers le nord c’est-à-dire en direction de la base même du puits d’entrée et de l’étroiture que nous avions attaquée en premier nous sommes surpris par une abondante accumulation de sable qui de toute évidence colmate entièrement la suite de la cavité. En sondant ce sable au pied de biche nous constatons que ce dernier comble une galerie de 1m de large environ, galerie qui s’enfonce avec une légère tendance à s’élargir et s’approfondir noyée par le sable. Nous constatons que ce dernier dont il nous ait impossible de sonder l’épaisseur tant il est épais provient bien du Nord. Et que l’endroit où nous trouvons (vers -6 environ) est en fait un trop plein d’apport de sable d’un conduit souterrain actif très proche en profondeur. Conduit qui temporairement et sous pression viens déborder dans notre cavité et accumuler son trop plein de sable dans ce dernier.
Remarque : Autre constatation et non des moindres est que le sable qui colmate la base de cette cavité est d’une finesse incroyable, sans aucunes impuretés ce qui n’est pas le cas classiquement du sable dolomitique dans notre région (ex : Sergent, Printemps etc.) Très agréable au toucher et très frais. Plus léger et plus dense que le sable dolomitique nettement plus grossier.
Nous y avons trouvé à une cinquantaine de centimètres de profondeur un escargot cavernicole en cours d’identification.
De plus, ce qui est encore plus spectaculaire si l’on peut dire, c’est que ce sable à texture franchement calcaire (Malm) est étrangement stocké dans une cavité qui se développe dans un environnement de 10 km2 de puissantes dolomies du Dogger ! Pas de jurassique supérieur donc jusqu’à la faille des Cévennes qui marque la base du Pic Saint-Baudille et qui est à environ 1000 mètres à vol d’oiseau au nord-nord-ouest.
Il y a donc une certitude, ce sable ne viens pas de l’encaissant mais de loin, très probablement de la Séranne dont il franchit l’accident qui met en contact le Malm et le Dogger.
Conclusion : Même si ce jour nous quittons vers 15h30 cette cavité un peu déçus de n’être pas allé bien loin sous terre nous sommes convaincus que cette dernière d’apparence anodine nous cache quelque chose d’important. Peut-être le réseau de la Clamouse, qui sait ? Nous sommes sur un potentiel trajet de ce réseau.
Nous allons y revenir. Revenir pour y extraire complètement ce sable qui de toute évidence ne viens pas de la surface mais bien des profondeurs du massif où circule un courant souterrain qui temporairement déborde dans notre cavité a la côte 365 ?
Ce qui est sûr, et il est bon de le rappeler, c’est que cette cavité s’ouvre sur un bel accident nord-Sud, accident sans doute aux racines très profondes (hercynien) qui une centaine de mètres au nord rencontre un autre accident Est-Ouest (voir photo de cet accident dans un précédent CR) Que se passe-t-il souterrainement à ce niveau… En insistant, nous pourrions le savoir.
Sauf que pour ce faire nous avons décidé d’attendre l’automne. La poursuite du chantier du Roucas a Gorniès en période de basses eaux étant maintenant prioritaire.
Participants : Pascal Mouneyrat, Jean-Pierre Rouges, Daniel Caumont, Thierry Oliva.
Nous profitons de la sécheresse en cours pour retourner sur ce chantier prometteur. Merci à Thierry qui de Saint-Laurent le Minier nous as rejoint sur ce coup.
Déçus lors de la sortie précédente du 04 avril, sortie au cours de laquelle nous avions fait la jonction entre les deux évents (après 35 mètres de boyau entièrement creusé à l’explosif !) nous n’avions pas insisté en fin de journée pour dénicher l’origine de la venue des eaux de crues qui envahissent ces deux cavités et les font résurger sous pression (12 m de hauteur de mise en charge) a 180 mètres au sud- sud-ouest de la belle source du Castellas (1m3/s environ pour les deux exutoires en crue + le débit de la source qui doit être de 2 m3/s).
Conscients qu’il faut absolument trouver le point d’arrivée de l’eau et son processus de débordement entre les deux évents nous entreprenons dès notre arrivée sur les lieux la recherche de ce potentiel point d’exhaure. Nous le recherchons dans l’évent n°2 au niveau du coude à 90° qui détermine la direction nord-nord-est de l’ensemble. Dans ce coude, nous avions un peu négligé lors de la dernière sortie un départ qui nous semblait peu intéressant. Et c’est dans ce dernier que nous détectons le courant d’air (voir sur la topo) qui ce jour est nettement perceptible, courant d’air qui n’a rien à voir avec les mouvements d’air qui peuvent s’exercer entre les deux évents et qui nous posaient quelques problèmes de compréhension.
L’air qui provient de ce départ est bien le courant d’air directeur qu’il va nous falloir désormais suivre. C’est le courant d’air du réseau. Toutefois, ce boyau n’est toujours pas à première vue le conduit par lequel arrive vraisemblablement un tel débit de crue.
Mais, désormais plus de doute ni d’équivoque à ce sujet. C’est là qu’il faut creuser. On n’a pas le choix. Et c’est ce que nous avons fait lors de cette sortie.
Après plusieurs tirs de confort pour pouvoir attaquer ce boyau dans de meilleures conditions et dans lequel on ne voit pas grand-chose pour l’instant, mais d’où provient bien l’air bien frais, le mystère reste entier. On voit sur 1,50 mètre mais pas plus… une sorte de trémie de blocs semble l’obstruer à cette distance ?…
Il va falloir dégager tout çà. Je pense qu’on est sur la bonne voie mais il y a du travail encore. L’enjeu en vaut la chandelle et on le sait déjà.
Participants : Pascal Mouneyrat, Jean-Pierre Rouges, Daniel Caumont, Thierry Oliva.
Nous arrivons sur place avec Jean-Pierre et nous trouvons déjà Pascal et Thierry à l’œuvre. Thierry qui quelques jours auparavant est venu copieusement débroussailler le sentier d’accès qui désormais est un véritable boulevard.
Nous profitons d’une évacuation des gaz de tirs pour aller avec Jean-Pierre prospecter quelques 70 mètres plus loin vers le nord-Est a la recherche d’un point de sortie d’eau de crue (temporaire) qui nous as été signalé par Thierry au-dessus de la route avant le deuxième thalweg. Malgré nos recherches parmi les inextricables salsepareilles nous ne trouvons rien de vraiment significatif. Un versant très pentu, terreux, ne faisant que rarement apparaitre la roche mère pourtant bien présente dessous. Pas même une herbe couchée. D’où sort l’eau, mystère ? Du versant sans doute !
Nous retournons au chantier et attaquons le déblaiement d’un tir très efficace de confort effectué au départ du boyau par lequel se dégage le courant d’air. Tir tellement efficace que nous sortons plus de 1m3 de gros blocs très lourds. Ce tir ayant fait chuter du plafond une énorme strate ! Ce qui n’était pas prévu au programme. Un déblaiement qui n’en finit plus. Nous sommes trois dans le conduit d’exhaure et un en surface pour extraire les blocs dans le conduit vertical de l’entrée de la cavité. Un effectif limite mais efficace quand même. N’est-ce pas Thierry !
S’ensuivent ensuite plusieurs tirs très percutants qui permettent de dégager assez copieusement le départ qui nous intéresse et d’où provient le courant d’air. Courant d’air très sensible et régulier toute la journée quel que soit la météorologie extérieure (26°) et l’orage qui gronde sur le causse de Blandas. Orage aux échos très bruyants dont nous recevons à l’extérieur quelques faibles effluves.
Le dernier tir avant de quitter les lieux vers 16h45 nous permet non seulement de distinguer, mais de voir clairement la morphologie de ce qui nous attend. Un conduit de 1m 50 au maxi de haut, large de 40 à 60 cm (d’où s’échappe le courant d’air) sorte de fracture comblée en partie à sa base par ce qui ressemble à une trémie d’éléments grossiers plus ou moins calcités et béchiques. Nous avons bien l’impression que cet amalgame lorsqu’il sera extrait nous révélera une suite nettement plus révélatrice et fort probablement encourageante. La partie n’est pas gagnée mais nous avons fait un pas important.
Notre petit doigt nous le dit !
Participants: Pascal Mouneyrat
Objectif : Portage de matériel TPST: 6h
Une sortie pour enlever les nombreux délais présent dans la galerie et réaliser un gros tir de calibrage. Grosse galère du jour avec les flaques qui remplissent la galerie et pas trop de courant d'air malgré la température extérieure....
Participants : Pascal Mouneyrat, Jean-Pierre Rouges, Daniel Caumont, Thierry Oliva. Guillaume Salle.
Comme lors de la sortie précédente nous arrivons sur place avec Jean-Pierre et trouvons déjà Pascal et Thierry et un de ses collègues en plein travail de dégagements des tirs précédents. Toujours des blocs volumineux et très lourds.
Le départ vers le nord-nord-est, attaqué précédemment et qui se développe dans une sorte de conduit (3m de haut pour 1m de large environ) encombrée de strates mi-calcités mi déchiquetés issus d’une trémie provenant de la surface, fait l’objet d’agrandissement. A tel point qu’il est possible désormais de travailler frontalement relativement à l’aise.
Dans ce dernier, plusieurs tirs libèrent des blocs enchevêtres qui de par leur position obstructive semblaient occulter une continuation. Après leur dégagement il ne nous a pas été hélas possible de voir quelconque prolongement si ce n’est le profil de ce conduit toujours encombré de blocs et de strates totalement différentes que celles qui dans le conduit principal formaient de très gros blocs massifs et lourds.
Nous sommes vraisemblablement dans une autre configuration de la cavité. Un prolongement informe montrant quelques placages de sable mais ne laissant hélas entrevoir aucun pertuis évident vers une progression en profondeur. Option absolument nécessaire pour trouver le niveau de sortie des eaux de crues.
Le courant d’air ce jour comme lors des sorties précédentes issu de cette extension de la cavité, très présent en matinée n’est plus perceptible à partir de 15 h environ, le soleil passant à l’Ouest. Par contre à partir de cette heure précise un échange d’air nettement perceptible s’établi entre les deux orifices de la cavité (évents 2 et 3).
Nous quittons les lieux vers 17h après que Pascal ait fait effondrer une longue strate inclinée derrière laquelle la poursuite de la désobstruction devra se faire. Il faudra du courage, se motiver, y croire pour poursuivre ce chantier qui ne nous as toujours pas dit avec certitude et malgré la présence de sable par quelle issue s’effectuent les abondantes venues des eaux de crues qui en résurgent.
Nous projetons pour la prochaine sortie de procéder à une vérification de l’évent n°2 au niveau de la
« Guillotine » afin de nous assurer que nous n’avons pas loupée à cet endroit le passage clé.
Ce qui est évident, c’est que le conduit dans lequel nous avons travaillé lors de cette sortie ainsi que de la précédente, est grossièrement perpendiculaire aux deux principaux orifices émissifs (évents 2 et 3).
Ce qui est remarquable dans ce conduit c’est que sa paroi de droite est constituée par un calcaire compact bien massif (celui qui lors des tirs génère les fameux gros blocs et lourds que nous avons sorti à la surface jusqu’à présent) a l’instar de sa paroi de gauche qui est d’une toute autre nature : une sorte de calcaire corrodé et de strates informes grossièrement calcités formant une seule et unique paroi avec la « galerie du sable ». La galerie du « Sable » nom que j’ai ajouté sur la topographie jointe pour une meilleure compréhension.
Une conformation qui s’apparente à un contact anormal entre deux formations calcaires hétérogènes qui pourrait expliquer que nous sommes dans ce conduit, prolongement logique de la « galerie du sable », en présence non pas d’une simple « diaclase » sur le plan morphologique mais bel et bien d’un accident (faille). Et bien entendu dans la partie supérieure informe affleurante de ce dernier avec la surface occupée par une trémie et des racines.
Faille qui, si nous en suivons l’orientation grossièrement nord-nord-est – sud-sud-ouest est totalement compatible avec la localisation a 130 mètres de là de la source du Castellas ainsi qu’avec un accident amont porté sur la carte géologique affectant le Serre de Grenouillet dont on ne connait pas l’extension ni l’aboutissement aval... La végétation en surface n’ayant pas permis aux rédacteurs de la carte géologique d’en suivre apparemment le prolongement.
- Accident, sans doute de fondement profond ancré dans le substratum imperméable du massif qui canalise, comme le fait le Garrel dans son couloir tectonique, le transit direct des eaux d’étiage vers la source. Et par lequel, par reflux vers l’amont et par l’intermédiaire de nos évents respectifs, s’extravase le trop plein des crues. Le possible pincement en dimension de cet accident (que j’appellerai accident du Roucas) en son aval proche de la vasque de la source pouvant expliquer le phénomène de reflux qui s’effectue sous pression avec 13 m de mise en charge.
- Accident, s’il s’agit bien de cela tout à fait compatible avec la tectonique locale, c’est-à-dire avec le faisceau NNE-SSW qui hachure la Séranne et le causse de Blandas et qui correspond à la tectonique Cévenole. Tectonique qui sur le versant oriental de la Séranne a contribué à la mise en place des sources de la Buèges et de l’Avèze. Des événements qui sont probablement contemporains à la mise en place de la source du Castellas (compression Pyrénéennes) puisque toutes ces sources sont des sources conquérantes (les plus basses).
- Accident qui pourrait donc être à l’origine en rive gauche de la Vis de la capture des eaux d’infiltration et souterraines du « Serre des Lattes » et du « Serre de Grenouillet » (15km2 de drainage) au profit de la source du Castellas. Source conquérante, ce qui n’est pas un hasard, la plus basse des drainages pérennes de l’ensemble des gorges de la Vis.
Pour conclure : Si ma théorie est recevable, y a lieu et quels que soient les obstacles rencontrés lors de nos travaux de poursuivre ces derniers dans cette cavité y compris dans le conduit en question
Participants: Anthony Mirico, Daniel Caumont, Jean Pierre Blazy, Jean Pierre Rouges, Sylvain Noyer, Sylvie Mouneyrat, Pascal Mouneyrat
Une belle soirée ARIS sous l'égide d'Anthony dans sa propriété à coté de Saint Jean de Védas (34).
Une super moment, apéro et grillages avec pour finir un petit concert « Georges Brassens » interprété par notre cher Daniel Caumont…
Participants : Daniel Caumont, Jean-Pierre Blazy
Lieu : Massif de la Celette - Rive gauche de l’Hérault – secteur du Moulin de Figuières Commune de Viol-le-Fort
Contexte hydrokarstique : Bassin d’alimentation de Pailhas (avens des deux trous, de la Potence, du sommet 424,de Dagrillan, des Montagnes de Labbat, de Pailhas etc, etc…)
N’étant pas assez nombreux cette semaine pour poursuivre le redoutable chantier du Roucas nous nous retrouvons deux pour nous changer les idées sur un autre contexte. Et malgré la chaleur nous décidons d’affronter la longue marche (1h environ) qui doit nous conduire sur le lieu choisi.
But de la sortie : Repérage d’un potentiel chantier (Event de Pailhas) et reconnaissance des travaux de désobstruction à y effectuer. Ensuite, prospection de la rive sur plus de 1200 mètres en direction du ravin des Travers (secteurs improspectés).
Objectifs : Mettre le doigt sur le réseau qui pourrait faire partie d’une branche aval de l’important évent de la Combe du Rastel situé 1500 mètres en amont sur la même rive. Le potentiel est important : plus de 350 mètres de dénivelé et 6 à 7 km2 de développement karstique.
Rappel : L’évent de Pailhas a été découvert (CLPA-DC) une vingtaine d’année lors d’une prospection de cette rive de l’Hérault et publié en 1974 sur un bulletin du CDS. Le jour de la découverte, il débitait environ 1m3/s. Il s’agit d’un évent temporaire ne fonctionnant que lors d’importantes précipitations. Précipitations qui pourraient lui faire jouer en hautes eaux le rôle de trop plein du karst de cette importante région de la Celette normalement drainée par l’évent de la combe du Rastel. L’intérêt est donc évident.
Plusieurs sorties ultérieures il y a quelques années n’ont pas permis d’engager des travaux de désobstruction nécessaires. La marche d’approche rebutant la plupart des participants, ce qui est fort dommage.
Cette cavité est située non loin du terminus d’un ancien sentier menant au moulin de Figuières, sentier couvert de salsepareille et par endroit impénétrable. Nous avons nettoyé ce dernier jusqu’à la cavité.
Cet évent s’ouvre une quinzaine de mètres environ en dénivelé du fleuve sur une forte pente du massif qui descend abrupt du hameau perché de Santa Fé. Il s’agit d’un entonnoir de 1m de large environ ouvert dans des éboulis de cette pente qui a -2m 50 en profondeur laisse entrevoir un départ franc dans la roche compacte encombré de cailloutis. Cailloutis qui empêchent l’accès à une galerie qui pourrait être très rapidement pénétrable. Les pierres qui roulent semblent attester cette possibilité.
Au fond de cet entonnoir et au niveau du départ visible nous n’avons pas noté de courant d’air exceptionnel, certes, mais une réelle fraicheur propre à un débouché de cavité. (Il faisait 32° à l’extérieur sous les arbres).
Travailler au fond de l’excavation est très facile et après remontrée de quelques bidons de pierrailles (3 ou 4 maxi) il sera possible de voir la nature réelle de son conduit d’exhaure.
A travailler avant les précipitations automnales est une option qui toutefois s’impose.
Après cette reconnaissance, sécateurs en mains nous décidons de longer les rives du fleuve et d’y suivre un vague sentier. Les apports de bois flottés sur le trajet sont considérables et ne facilitent pas la progression. En évitant ces derniers et en utilisant une vire en contrehaut et tout en débroussaillant nous arrivons à nous frayer un passage et à parcourir plus d’1 km. Nous n’atteindrons pas hélas, peut s’en faut, le ravin des Travers que nous souhaitions prospecter car trop lointain encore.
La chaleur est là et il nous faut retourner sur nos pas ce qui nous prendra une bonne heure à bonne allure. Sur notre trajet aller nous prospectons méticuleusement la base d’une ligne de falaises dans laquelle s’ouvrent quelques petites baumes insignifiantes qui nous font dire qu’il n’y a rien d’intéressant à ce niveau. Seuls les ravins, nombreux jusqu’à celui des Travers sont à remonter. Ils n’ont jamais été prospectés. Et pour cause, la marche est conséquente…
Au retour, nous passons à la ferme de Conquête que nous avions évitée à l’aller. Nous n’y rencontrons personne...
Participants: Pascal MOUNEYRAT, Membres du SCP (24)
Travaux à la pelle mécanique autour de Sainte Alvert (24)
Prospection et visite de chantiers en cours.
Invitation a une réunion CDS et a celle du club SCP (24)
Participants : Anthony Mirico, Daniel Caumont (le reste de l’équipe étant ce jour indisponible) Massif de la Celette (Rive droite du Lamalou) Commune de Notre-Dame de Londres But de la sortie : Repérage de cavités, pointages et exploration de reconnaissance.
N’étant pas assez nombreux ce jour pour poursuivre nos chantiers habituels nous décidons d’aller voir une cavité repérée en Mars 2023. Cavité située en bordure d’un chemin a une cinquantaine de mètres de la ruine d’Iscary dans le « Bois de la Garde ». Rive droite du Lamalou, en contrehaut et 750 à l’ENE du célèbre Grand Arc.
Cette cavité (orifice de 0,80m x 1m) aspirait en régime hivernal d’où l’intérêt à y retourner en période estivale d’autant que le contexte est intéressant.
Arrivé sur les lieux, la cavité soufflait très faiblement par intermittence. Nous constatons que sa désobstruction est difficile sans explosif. Nous renonçons à y travailler après plusieurs tests à l’encens. Anthony se rappelant avoir accompagné une équipe du CLPA dans le secteur à l’époque pour l’exploration en première d’un aven proche de la ruine d’Iscary. Nous décidons de rechercher cette cavité. Nous trouvons cette dernière assez facilement et nous constatons a notre grande surprise qu’elle se trouve a moins de 10 mètres de la cavité du chemin et en léger contrehaut ! Nous comprenons donc l’origine de l’aspiration hivernale de la cavité du chemin.
Aven de la Jasse d’Iscary (Commune de Notre-Dame de Londres)
Cet aven débute par une entrée en diaclase en forme de boite aux lettres verticale et se prolonge par un P.12. Ce puits donne sur un plan incliné qui aboutit sur un P.10, importante diaclase obstruée vers -37 par un colmatage de blocs. Une étroiture en hauteur conduit à deux petites salles. (d’aprés le bulletin CLPA « Cardabelle » n°2 (1992) p.62.
A quelques mètres au-dessus de l’entrée de cette cavité (25 mètres environ) nous dénichons un petit porche au sein duquel pousse un figuier. Une grosse désobstruction pour l’ouvrir semble nécessaire.
Grotte d’Iscary (Commune de Notre-Dame de Londres)
Nous nous rabattons ensuite sur le retour vers la grotte préhistorique d’Iscary, découverte par le CLPA en 1990 et renommée par ignorance « Grotte des Inconnus » par le GSG (Groupe Spéléologique Gangeois) à la peinture rouge à l’entrée ! Il s’agit d’une curieuse cavité sépulcrale de nature lapiazée et d’un développement de 30 mètres environ, anciennement fouillée par la DRAC. Au bas du ressaut de l’entrée, un tertre funéraire rappelle celui visible à la grotte de la Mâchoire (ou du Tinal), cavité fouillée par le CNRS, grotte funéraire très connue de la commune de Corconne.
Le secteur où se situe cette cavité recèle nombre d’ouvertures de cavités explorées (car signées) par le GSG et dont il n’existe pas de trace de publication.
A signaler l’ouverture d’une perte (-2) sans doute à la suite de quelques épisodes Cévenols dans le lit du système de drainage d’Iscary qui se jette dans le Lamalou non loin du Pont de Mascla.
Participants : Pascal Mouneyrat, Jean-Pierre Blazy Daniel Caumont.
Nous poursuivons la désobstruction du départ vers le nord-nord-est attaqué précédemment qui se développe dans une sorte de conduit (3m de haut pour 1m de large environ) encombrée de strates issues d’une trémie provenant de la surface. Nous sortons de nombreux déblais après deux tirs sur de gros blocs coincés dans cette trémie. Après ce travail nous nous rendons compte qu’il n’y a rien de visible, c’est-à-dire aucun départ de quelque nature que ce soit dans cette trémie et décidons bien déçus d’abandonner la désobstruction dans cette branche de la cavité.
Nous sommes sur le point de quitter les lieux lorsque il nous vient à l’idée de retourner dans l’évent n°2 pour vérifier le départ situé en bas du ressaut de l’entrée, départ très étroit que nous avions bouché par des blocs et que nous avions nommé lors de notre première exploration « La Baignoire » ou le « Gour ». Le doc et Daniel s’y était introduit sur 3 mètres environ et n’avaient rien vu de particulièrement engageant ; si ce n’est un inter strate très étroit prolongeant la partie gauche. Raison pour laquelle ce départ avait été bouché en partie par des blocs résultants des travaux de désobstruction.
Après avoir retiré les blocs qui en obturaient l’orifice, Jean-Pierre puis Daniel s’y engagent après avoir retiré quelques cailloutis au sol gênants pour y progresser sans se laminer les côtes. Au bout de 3 mètres de ramping bien serré et sur la gauche, le départ qui se présente (en direction du ravin) est un inter strate, sorte de laminoir de 20 cm de haut et de 2 mètres de large environ, totalement impénétrable.
A l’opposé, sur la droite, vers le nord, derrière une petite ligne de concrétions de plafond, chose que nous n’avions pas vue avec le doc, un départ bien évident se présente… Ce dernier est vicieux à dénicher car masqué par les concrétions. Il s’agit d’un conduit informe remontant le long d’une coulée stalagmitique, de 0,50m de large sur 0,80m environ de hauteur encadré de concrétions vrillées par les eaux. On voit se dernier sur 5 mètres environ et l’on discerne à cette distance un plafond plat qui semble être celui d’une galerie ! L’air ambiant est très frais (le plus frais de la cavité) et un léger courant d’air s’en dégage (test encens)
Les travaux à effectuer pour atteindre ce départ devront au préalable consister à l’élargissement du conduit horizontal d’accès en faisant sauter sur 3 mètres les banquettes de gours entre lesquelles il faut péniblement ramper. Ensuite élargir le départ remontant. La suite de la désob semble assez facile.
En partant vers 17h45 nous faisons un tour à la source. Son débit est 3 fois plus important que lors de la dernière sortie (environ 50 l/s)
Participants : Pascal Mouneyrat
Sortie rapide en solo pour nettoyer les banquettes de la galerie de la "Retonde". Deux tirs pour finaliser l'élargissement, puis quelques coups de massette sur des coulées avec grosse résonance de la galerie....
Participants : Pascal Mouneyrat, Anthony Mirico, Daniel Caumont.
Ce sont les mots que nous devons employer désormais car nous sommes semblent t’-il cette fois sur la bonne piste ! N’en déplaise aux propos tenus lors des précédents comptes rendus optimistes à tort au sujet de la fameuse trémie laquelle nous a bien déçus. Mais, se tromper fait partie aussi des aléas de la recherche spéléologique et dans le cas qui nous concerne nous y sommes habitués fort heureusement. Nous persévérons et c’est un signe que nous ne lâchons rien, quelles que soient les embûches que nous rencontrons. Et Dieu sais combien nous en avons connues dans ce fameux évent du Roucas n°2 qui, si l’on en croit le point où nous en sommes ce 02 octobre nous a fait bien tourner en bourrique. 35 mètres de creusé entièrement à l’explosif, une entrée supérieure ouverte au-dessus du n°3… Tout cela pour nous rendre compte que dès la première sortie que nous avons effectuée il y a deux ans dans l’évent n°2 nous sommes passé à côté de ce que nous recherchions : l’origine des eaux qui à l’occasion de fortes précipitations font débiter les évents du Roucas a plus de 1m3 par Seconde !. Un petit rien par rapport à la Buèges bien sûr mais ajouté au débit de la source du Castellas qui est la sortie du réseau que nous convoitons, ce sont plus de 3m3/s au moins qui filent vers la Vis. Et nous savons que nos évents devraient théoriquement et en toute logique nous conduire dans le drain principal de cette magnifique exsurgence pérenne, la seule de la rive gauche de la Vis.
Arrivés sur les lieux ce 2 Octobre, nous poursuivons le chantier de désobstruction du pertuis aperçu lors de la sortie précédente, galerie de "La Retonde" départ situé à l’extrémité d'une baignoire et dans un angle droit bien subtil que Pascal a rendu facilement pénétrable grâce à son intervention solitaire dans la semaine. Plusieurs tirs ont permis de réduire totalement les banquettes de calcite qui gênaient la progression.
Dans l’angle droit donc, s’ouvre un beau départ en méandre rectiligne de 2mètres de haut minimum avec un chenal bien marqué en son sommet, peu large 0,50m à 0,60m en moyenne à la base car en partie plaqué de concrétions, et visible sur 5 bons mètres au moins… En éclairant bien au-delà il semblerait que l’ensemble prenne de l’ampleur. Les lampes ne permettent pas cependant de distinguer l’extrémité faute de faisceau direct. Chose étonnante chaque coup de marteau donné sur la roche, propage un écho étonnant qui en surface a été perçu par Anthony sur plus d’une cinquantaine de mètres au-delà de l’entrée ! Une sorte de brume liée à l’humidité ambiante trouble curieusement le regard et les photos.
Les travaux que nous avons effectués ce jour n’ont pas donné les effets escomptés. Deux tirs ont fusé et n’ont pas permis de progresser avantageusement dans le méandre. Par contre des coups de marteaux assénés avec force (la roche est très dure) sur de belles aspérités ont permis toutefois de dégager en partie le futur poste de travail. Il faudra travailler en hauteur, car ce n’est pas à la base du méandre que l’on passera mais en hauteur dans le chenal qui est nettement plus large. Un gros tir sur le flanc gauche dans la roche compacte (si celui-ci ne fuse pas) devrait permettre d’atteindre ce chenal.
Note : Courant d’air très régulier nettement perceptible toute la journée dans ce départ. Aucune influence extérieure. Evacuation des gaz de tirs rapide.
Photo du méandre galerie de la "Retonde" : Au-delà du point d’interrogation en hauteur et selon comment on se place pour regarder on voit que ça s’élargit nettement. La photo prise de côté ne permet pas de voir cela. On distingue juste sur cette dernière. Hauteur : entre 1,50m et 2m.
Photo du méandre galerie de la "Retonde": Le fameux coude qui au-delà de la baignoire, était caché par des concrétions et que nous n’avions et pour cause vu lors de notre incursion en 2022. C’est là que le méandre prend départ
Participants : Pascal Mouneyrat, Anthony Mirico, Daniel Caumont.
Cette fois nous sommes à coup sûr, sur la bonne piste !
Plusieurs tirs, comme c’est quelquefois le cas, fusent ! Est-ce la faute des chinois et de leurs allumeurs ou bien de la roche fissurée de notre évent ? La question se pose. Nous perdons du temps ce jour à cause de cela, mais quelques coups de marteau adroitement et puissamment donnés permettent de rattraper le temps perdu…
A tel point que vers 16h deux tirs fonctionnent… On ne sait pourquoi ? Ils fonctionnent tellement bien que nous pouvons nous engager verticalement dans une sorte de boite aux lettres, étroite cependant, mais qui nous permet d’entrevoir ce qui nous attend lors de la prochaine sortie. Cris de joie !
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Coupe idéalisé du conduit... |
Visu au sommet de la Boite aux Lettre ! |
Cette étroiture verticale qui sera facilement élargie (si les tirs ne fusent pas !) permettra d’accéder dans ce qui semble être un beau chenal de voute au plafond plat d’environ 1 mètre de large pour autant de haut (ce qui est pas mal, par rapport à ce que nous avons connu comme étroitesse dans
cette cavité). Ce chenal constitue le sommet d’un beau conduit en trou de serrure par lequel transitent en crue les eaux de notre réseau… La photo publiée lors du dernier compte-rendu montre la partie inférieure de ce conduit. Celle-publiée ici dans ce compte-rendu montre ce chenal de voûte.
Nous allons donc progresser dans ce dernier au-dessus de la partie étroite encaissé de la base du trou de Serrure. Un parcours sans doute assez sportif tout de même en partie rampant sur 4 à 5 mètres au moins, mais nécessaire. Pour y accéder quelques tirs de confort de la boite aux lettres verticale seront toutefois nécessaires. Combien de mètres allons-nous faire. Mystère ? Le suspense est grand.
Note : Un petit tour à la source le matin nous a permis de constater son beau débit… et de remarquer au fond de la vasque un important dépôt de sable bien fin ! Mais d’où provient ce sable ? Est-ce que quelqu’un aurait une idée ?
Le courant d’air toujours très régulier nettement perceptible toute la journée dans le bas du trou de serrure. Temps couvert avec quelques passades ensoleillées.
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Belle source du CASTELLAS. |
Schéma théorique de fonctionnement ! |
Participants : Pascal Mouneyrat, Sylvie Mouneyrat, Thierry Oliva, Anthony Mirico, Daniel Caumont, Jean-Pierre Blazy, Jean-Pierre Rouges, Jean-Yves Bigot.
Nous entreprenons le Mercredi 29 Octobre comme convenu le pompage de la « Baignoire » du Roucas N°2 qui depuis quelques jours interdit l’accès à la galerie que nous avions entre aperçu lors de la sortie précédente avant les crues Cévenoles. Mise en place vers 9h30 d’une pompe et d’un tuyau de quelques mètres de long déversant un débit de 12 litres minutes dans le ravin, soit 720 litres par heures.
Durant le temps imparti à ce pompage d’essai nous poursuivons la désobstruction du trop-plein supérieur de cette « Baignoire » située 3 m à peu près en contrehaut de l’orifice de l’évent n°2. Ce trop-plein nommé Roucas n°5 que nous avions négligé (ne sachant pas qu’il était proche du conduit principal d’exhaure de la cavité) qui devrait nous permettre de court-circuiter ce passage aquatique clé interdisant l’exploration de la suite de la cavité.
Malgré ce pompage impromptu et en soirée du 29, nous constatons une baisse sensible de 30 cm environ du niveau de l’eau, niveau ne permettant pas hélas de pénétrer dans la cavité. Le débit de la pompe étant insuffisant et malgré 6 heures de pompage et le contenant de la « baignoire » plus important que prévu malgré 4,5 m3 d'eau retiré de la cavité...
La désobstruction en surface du trop-plein supérieur (Roucac n°5) au préalable bien entamée par Thierry durant la semaine, donne accès le Vendredi 1 Novembre et en fin de séance de travail à un conduit vertical de 2,50 mètres de profondeur (1,50m de long x 1m de large) se prolongeant par une fissure de 0,20 cm de large obstruée par les rejets des tirs résultants de son élargissement. Avant cette obstruction inévitable les pierres jetées permettaient d’atteindre le fond auquel nous souhaitons accéder environ 2 mètres plus bas.
Au fond de l’évent n°2, le 1er Novembre le niveau inférieur à celui du 29 démontre que la « Baignoire » baisse sensiblement naturellement. Phénomène probablement lié à un système fissural rejoignant le système de la cote 200 (côte de la source du Castellas) ce que désire contrôler Daniel en injectant 50 grs de fluoresceine dans le plan d’eau ! Un fluocapteur est placé à la source pour contrôle.
Il ne reste plus qu’à croiser les doigts maintenant en souhaitant que la « Baignoire » se vide au plus vite naturellement et surtout qu’il n’y ait plus d’épisode Cévenol…
Participants: Jean Pierre Rouges, Anthony Mirico, Jean-Pierre Blazy, Daniel Caumont.
But de la sortie : Poursuite de la désobstruction du trou-souffleur du Rabas 2 (Lézard). Nous revenons à cette cavité mise de côté depuis le 23 Mai, le Roucas nous ayant copieusement occupé depuis.
6 tirs efficaces nous permettent non seulement de progresser dans le conduit que nous avions au préalable creusé mais de le franchir en première (Voir compte rendus précédents)
Au bout des 6 mètres environ, le boyau 0,80m x 0,50m environ entièrement désobstrué, donne sur un ressaut de 1,50 m environ. On prend pied sur un boc effondré que nous avons dû déchausser et basculer vers un point bas complètement obstrué et sans suite. Au nord, c’est-à-
dire dans la direction de la deuxième entrée plusieurs conduits érodés et colmatés par de la calcite attestent que nous sommes bien dans le point de convergences des deux entrées.
Vers le Sud, dans le sens du pendage la cavité qui est beau méandre de 2,50 mètre de hauteur environ se prolonge à hauteur d’homme par un cintre de galerie qui constitue la partie supérieure d’un trou de serrure de 0,50m x 0,30m de hauteur comblée en partie d’argile sèche. Ce prolongement s’élargit en une galerie d’érosion en demi-lune sur plusieurs mètres au-delà. L’introduction d’un gros bâton de 3 mètres de long dans cette dernière nous permet de tester un départ à cette distance. L’argile semble ne pas avoir totalement comblé le conduit qui vraisemblablement plonge dans le sens logique du pendage sans être complètement colmaté par l’argile.
Il s’agit de la suite évidente de la cavité qui dans sa conformation rappelle la morphologie des cavités environnantes visitées il y a quelques mois (grotte 2 du Rabas, grotte des Chambrettes).
Pas de courant d’air ce jour aux deux orifices. Nous décidons de revenir sur les lieux en hiver, période où nous avions pu constater l’année dernière un important courant d’air dans l’entrée n°1.
Nous avons trouvé un chemin moins long et moins pénible pour accéder aux lieux.
Participants : Thierry Oliva, Anthony Mirico, Daniel Caumont
Nous poursuivons ce jour les travaux entrepris en solitaire (2 séances) par Thierry (et Frank un de ses copains) au cours des jours précédents. Travaux d’élargissement importants à la perfo en percussion qui permettent maintenant de descendre dans la cavité relativement à l’aise. A -4 environ on est un peu au-dessous du niveau de l’entrée de l’évent n°2. La descente se fait dans un conduit de 1m de large. Elle aboutit dans une sorte de couloir (canole) qui n’est autre que l’élargissement en désobstruction d’une étroite fracture orientée N30 c’est-à-dire dans la direction qui nous intéresse pour court-circuiter la « Baignoire ». Baignoire qui dans l’évent n°2 est toujours en eau ce jour. La fluorescéine a cependant disparue… En son point bas cette fracture bordée par des parois calcité se prolonge en profondeur sur au moins 1 mètre entièrement comblée par de la mitraille résultants des travaux. Une profondeur qui une fois atteinte nous permettra de nous trouver pratiquement au niveau du chenal que nous avons découvert en hauteur après la baignoire. Chenal qui se dirige approximativement dans la même orientation.
Deux tirs effectués par Anthony dont un a malheureusement rien donné ont permis d’élargir un peu le fameux couloir. Et pour pouvoir en retirer la mitraille qui l’occupe et progresser encore en profondeur tout en élargissant il faudra continuer ce travail. La roche s’éclate bien ensuite très bien en percussion.
La configuration de la fracture, son orientation et sa profondeur nous parait tout à fait compatible avec ce que nous avons vu en hauteur au-delà de la Baignoire. En partant le prélèvement du fluocapteur à la source dont le débit n’a pas varié depuis 1 mois a été effectué.
Son analyse n’a rien donné (Analyse : charbon végétal activé + alcool à 90° + potasse caustique). Le colorant s’étant sans doute dispersé en surface à la suite d’une petite crue de débordement par l’entrée de l’évent n°2. Des précipitations s’étant abattues entre temps sur le bassin d’alimentation.
Note : petit courant d’air aspirant saccadé de la cavité à partir de 15h. Température extérieure : 18°.
Participants: Pascal MOUNEYRAT, Membres du SCP (24)
Prospection et visite de chantiers en cours...
Eydze de Chignac (24) - Visite de ce bel aven de -60 avec quatre petits puits d'on le plus grand de 16 mètres... Pas de courant d'air l'étiage étant passé. Cependant les 1.5 % de CO2 se font sentir lors des d’efforts de progression a la remonté. Beaucoup de glaise aussi. Trou à revoir en période estivale….
Site de Falgueyret (24) – On continu la désobstruction pour shunter le siphon du captage. Arrêt provisoire sur la 13 -ème sortie, après 4 jours intensif et de nombreux tir en diamètre 14 car sur les diamètres inférieurs cela bourre. Crétacé oblige… Il restera à enlever une bomme couche de terre de 15 cm sur 4 mètres, pour espérer voir la suite derrière une concrétion…
Participants : Pascal Mouneryrat, Jean-Pierre Rouges, Anthony Mirico, Daniel Caumont, Thiery Oliva et Franck.
Poursuite de ce chantier, c’est-à-dire de l’ouverture d’une nouvelle entrée permettant de court- circuiter la fameuse « baignoire » actuellement en eau depuis 15 jours suite à des crues récentes. Crues qui nous ont interdit d’explorer la première que nous avons repérée derrière cet obstacle il y a un mois.
« Baignoire » accessible par l’évent n°2 dont la voute d’entrée est faite d’un agrégat de cailloutis et de blocs résultant des pentes ébouleuse du massif pentu qui surmonte son orifice. A signaler qu’une partie de cette voûte a cédée depuis la dernière séance de travail. De très gros blocs sont tombés et gênent pour atteindre le plan d’eau que l’on aperçoit et qui occupe la cavité a la profondeur de -5m.
Travaux effectués lors de cette journée ;
Poursuite donc de la désobstruction de la nouvelle entrée à la profondeur de -4. Quelques tirs et leur déblaiement permettent de se trouver dans la suite logique de la cavité, sorte de haut de méandre dont la base est comblée d’éboulis. Nous sommes bien dans l’axe du conduit plein nord que nous avons repéré derrière la « baignoire » conduit par lequel s’effectue la venue des eaux de crues qui alimentent les deux évents. Cette fois-ci nous n’avons plus de doute sur la nature de ce conduit.
Lors de la désobstruction et en tapant sur la roche calcité une résonnance et écho bien caractéristique nous indique que nous sommes très proche du but. Avec un peu de chance nous devrions peut être
« passer » derrière cette fameuse « baignoire » avant les fêtes de Noel. L’espoir fait vivre. Il faut croire au père Noël !
A signaler que le jour de la rédaction de ce rapport, 28 Novembre, Thierry et son collègue Frank ont poursuivi la désobstruction au fond. Gros travail encore d’élargissement et de sortie d’éboulis en surface.
Participants : Pascal Mouneryrat, Jean-Pierre Rouges, Daniel Caumont.
Après un tir de confort pour élargir le chantier du fond (-5 environ) il est possible ce jour de travailler à l’aise. Plus d’une quinzaine de seaux de pierrailles résultants de tirs et de percussions précédentes sont remontés en surface. Suffisamment pour que la frappe de coups de marteaux sur des strates et autres concrétions désormais apparentes et qui émergent çà et là attestent que nous sommes sur la bonne voie. Des coups de marteaux sur ces dernières renvoient un écho qui témoigne que nous sommes à coup sûr au-dessus du conduit que nous cherchons à atteindre.
ON APPROCHE DU BUT ! LA JONCTION EST FAITE…
En continuant à creuser en profondeur en usant de la barre à mine et du pied de biche apparait enfin une ouverture qui donne directement dans le bon conduit, ou du moins dans son environnement proche. Les pierres de la désobstruction qui ne sont plus désormais retenues tombent de 2 mètres environ dans l’eau ! Ce qui indique que nous sommes de l’autre côté de la « baignoire », probablement en contrehaut du coude à partir duquel la cavité se prolonge vers le nord. Galerie méandrée
« première) que nous avons repérée avant que le point bas de la baignoire ne s’immerge lors d’une crue.
Un dernier tir avant de quitter les lieux pour mieux voir ce qui nous attend en hauteur au-dessus de l’eau fait chuter une grosse strate que nous n’avons pu dégager et qui s’est posé sur le départ qui donne verticalement sur l’eau.
QUELLES DIFFICULTES NOUS ATTENDENT ENCORE ?
Certes, nous avons pratiquement fait la jonction. Nous sommes semble-t-il au-delà de la baignoire puisque les pierres tombent dans l’eau ! Sauf qu’il va falloir maintenant dénicher le conduit en trou de serrure qui est hors d’eau de cette baignoire (orientation nord) repéré il y a un mois et surtout la section supérieure de ce dernier dans laquelle nous pourrons progresser en première. La partie inférieure diaclasée étant trop étroite.
A partir du point de désobstruction que nous avons quitté ce jour la difficulté va être maintenant de s’affranchir de pendants de roche concrétionnés qui gênent et occultent le départ de ce conduit (voir
« galerie méandrée » sur la coupe).
Une désobstruction sans doute un peu complexe avant que ce dernier soit facilement accessible est à attendre. Ceci, en raison de la configuration en « trou de serrure » de la galerie « première ».
Nous serons fort probablement obligés de passer en hauteur au-dessus de la sortie de la baignoire de façon probablement assez technique pour éviter de se retrouver dans la partie inférieure pincée de cette galerie.
Participants : Pascal Mouneyrat, Jean-Pierre Rouges, Anthony Mirico, Sylvain Noyer, Daniel Caumont. Thierry Oliva et Frank le mardi.
ENFIN DANS LA PREMIERE
Lors de la sortie du 04 Décembre nous avions espoir de court-circuiter notre fameuse « baignoire ». Mais il restait encore devant nous une redoutable barrière de calcite (imbibée d’eau !) à franchir nous permettant d’accéder à la « première ». Et c’est chose faite ce mercredi. Nous avons fait sauter cet obstacle derrière lequel se présente la suite de la cavité.
L’étroiture qui se présente désormais donne après élargissement directement dans la partie supérieure d’une galerie en conduite forcée en forme de « trou de serrure » (2m de haut x 1,50 de large). On y progresse facilement sur 6 mètres environ pour buter sur un coude vers la gauche dans lequel se développe sur 4 mètres environ une galerie basse occupée par un magnifique gour malheureusement siphonnant en son extrémité (une nouvelle « Baignoire » en quelque sorte).
Du fait qu’il faille copieusement se mouiller pour aller en son extrémité à quatre pattes, aucun d’entre nous n’a pris l’initiative d’ausculter en détail ce possible et provisoire terminus aquatique par ailleurs superbement concrétionné.
Au niveau du coude et en hauteur et dans l’axe pilepoil de la galerie d’accès (2,50 mètres environ) un départ (N. 330°) dans lequel s’engouffre le chenal de voute de la galerie en « Trou de Serrure » est occulté par un pendant de strate assez épais qui ne permet pas de voir ce qui se passe derrière. Il faudra le dynamiter. On n’en est pas à cela près !
Nous aurions pu faire mieux si la cavité ce jour nous l’avez permis, mais comme celle-ci défend fort bien le réseau qu’elle nous cache nous avons décidé de lui laisser le temps de retrouver son régime d’étiage, afin de nous débarrasser de l’eau qui en occupe ses points bas aquatiques.
D’après nos rapides observations (nous étions en fin de journée… peu fatigués à remonter de la pierraille des tirs) nous pensons que la galerie basse occupée par l’eau, est sans doute la partie inférieure du chenal de voûte (N.330°) chenal que nous ne pouvons apercevoir durant sa courbure (N.300°) vers la gauche (Ouest) compte-tenu de l’obligation de se tremper. La suite de la cavité étant actuellement noyée.
Nous avons décidé de laisser un peu de repos à ce chantier usant et d’y revenir lorsque les risques de précipitations seront moins fréquents qu’en cette période, nous pourrons ensuite y travailler et progresser avantageusement.
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